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le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

L’ONU confirme la libération des 45 soldats fidjiens au Golan

Publié le 11 Septembre 2014 par Loueckhote Simon in géopolitique

Fidji-armée-ONU-maintien-paix-Golan-Syrie-Israël-otages-libération

SUVA, jeudi 11 septembre 2014 (Flash d’Océanie) – Les Nations Unies ont annoncé jeudi11 septembre 2014, depuis leur siège de New York, que les 45 Casques bleus fidjiens retenus en otages depuis deux semaines par un groupe armé sur le plateau du Golan ont été libérés et remis jeudi à la Force des Nations Unies chargée d'observer le désengagement (FNUOD).
« (Jeudi) à 14h30 heure locale, les 45 Casques bleus fidjiens qui étaient détenus ont été remis à la FNUOD à la position 80 », a déclaré le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, Stéphane Dujarric, dans une note à la presse.
« Les 45 Casques bleus sont en bonne condition et vont se rendre au Camp Foar pour une évaluation médicale », a-t-il ajouté.
Les Casques bleus avaient été capturés le 28 août par un groupe armé dans les environs d'Al Qunaytirah, sur le plateau du Golan.
Les Casques bleus de la FNUOD surveillent l'accord de désengagement de 1974 entre la Syrie et Israël après leur guerre de 1973.
En juin, le Conseil de sécurité a prorogé le mandat de la mission pour six mois, jusqu'au 31 décembre 2014.
Fin juillet, la FNUOD comptait 1.223 soldats de la paix originaires de six pays (Fidji, Inde, Irlande, Népal, Pays-Bas, et Philippines).
Une vidéo, publiée sur le site You Tube mercredi et attribuée à un groupe de rebelles syriens affiliés à Al-Qaïda, Jabhat Al Nusra, avait donné, pour la première fois des nouvelles des 45 soldats Casque Bleus fidjiens capturés le 28 août 2014 sur le plateau du Golan.
Dans ce document, un officier fidjien assurait de la bonne santé du groupe et du fait que les soldats seraient libérés « prochainement ».
Dans cette vidéo de près de quinze minutes,
https://www.youtube.com/watch?v=gH0zOZDdY9Y
une large part est consacrée à un discours de deux personnages s’exprimant en langue arabe.
Mais au cours de la dernière minute de visionnage, un soldat depuis identifié par les forces fidjiennes comme étant le Capitaine Savenaca Siwatibau Rabuka, est filmé en plan serré, entouré du groupe des casques bleus pris en otage.
« Nous sommes aujourd’hui le mardi 9 septembre 2014 et je voudrais vous faire savoir que c’est aussi un jour très heureux. On nous a informé que nous serions prochainement libérés et nous sommes tous très heureux de pouvoir rentrer chez nous (…) Nous sommes tous en sécurité et bien vivants et nous remercions Jabhet-Alrosa (l’un des chefs présumés e ce groupe rebelles, ndlr) d’avoir pris soin de nous et de nous avoir gardés en vie. Je veux vous assurer ici que nous n’avons en aucune manière été maltraités. Nous comprenons parfaitement que (nos ravisseurs) disposent de ressources limitées et nous leurs en sommes reconnaissants. Nous remercions (nom non identifié) d’avoir tenu sa promesse, pour que nous puissions rentrer chez nous… Inch’Allah…. Merci beaucoup », peut-on entendre de la bouche de l’officier, qui s’exprimait en anglais.
Vient ensuite un plan plus général, muet, balayant le groupe entier des soldats fidjiens, assis, en uniforme et apparaissant détendus et souriants.
Depuis Suva, la veille, le commandant en chef des forces armées, le général de brigade Mosese Tikoitoga, assurait pour sa part que les pourparlers entre l’ONU et les ravisseurs, avec la participation d’une équipe d’officiers et de diplomates fidjiens dépêchés à New York au siège de l’ONU, se poursuivaient toujours.
Néanmoins, un autre groupe d’officiers fidjiens avait déjà quitté Fidji en milieu de semaine pour le Golan, avec pour mission d’aider au processus de libération et de prise en charge des 45 soldats, a annoncé le Général Tikoitoga.
Un message, d’abord posté en milieu de semaine par l’armée fidjienne, annonçant la libération prochaine des soldats au Golan « dans les prochains jours » et « sans conditions », avait ensuite rapidement été effacé.
Cette annonce aurait été retirée, car elle avait été faite sans consulter l’ONU, avait alors précisé le commandant en chef des armées fidjiennes.
Parmi les revendications formulées par ce groupe : qu’il soit retiré de la liste de l’ONU des organisations terroristes, et une demande d’aide humanitaire, ainsi qu’une compensation pour la mort de leurs membres tués au combat.
Les Casques bleus fidjiens faisaient partie d’un groupe de quelque 81 hommes postés dans cette zone, le reste de ce groupe étant constitué de Philippins.
Cet enlèvement était intervenu sur fonds d’intensification des combats entre des éléments armés et l'armée syrienne dans la zone de séparation sur le plateau du Golan.
En mars et en mai 2013, des Casques bleus de la FNUOD avaient déjà été détenus par des éléments armés. Ils avaient alors été libérés sains et saufs.
Les forces fidjiennes sont engagées depuis plusieurs décennies sur de multiples théâtres de stabilisation et der maintien de la paix à travers le globe, sous le drapeau de l’ONU.
Elles y ont depuis acquis une excellente réputation.
Depuis le début de la détention de ces soldats, plusieurs pays avaient exprimé leur solidarité avec Fidji.
Le week-end dernier, la France, via son ambassadeur à Suva, avait réitéré « l’entière solidarité de (son) gouvernement avec les autorités de Fidji. La France condamne la détention de 45 casques bleus fidjiens dans le plateau du Golan et appelle à la libération immédiate des personnes enlevées », avait indiqué le diplomate, Gilles Montagnier.
Cette position a aussi été exprimée à plusieurs reprises par le Secrétaire-Général de l’ONU, Ban Ki-moon, ainsi que par le Conseil de Sécurité de l’organisation internationale.
Des gouvernements voisins, comme celui de l’Australie, ont aussi récemment exprimé leur solidarité avec les autorités fidjiennes.
À Fidji, depuis l’annonce de cet enlèvement, les cérémonies de prières, toute confessions confondues (chrétiens, musulmans ou hindous), se succèdent à un rythme soutenu, en solidarité avec les soldats captifs et ont d’ores et déjà réuni des milliers de personnes.
Par ailleurs, une cellule de crise pour les familles et proches des soldats détenus a été mise en place depuis fin août 2014 par les forces armées fidjiennes.
Un nouveau groupe de 45 autres soldats a d’ores et déjà été sélectionné pour remplacer les 45 précédents sur le plateau du Golan, au sein de la force de désengagement, a par ailleurs indiqué l’armée.

pad


 

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