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le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

« La France a la droite la plus bête du monde »

Publié le 24 Novembre 2014 par Loueckhote Simon in Politique

Je reproduis cet article de "Le Billet Amer" que m'a envoyé un ami

« La France a la droite la plus bête du monde ». Cette affirmation exprimée par le leader socialiste Guy Mollet, alors  Président du Conseil des Ministres en 1956, bien que datée, revêt périodiquement une actualité brûlante. La revoilà illustrée à l’occasion de cette réunion « unitaire » tenue à Bordeaux par Nicolas Sarkozy, en présence du Maire de la ville Alain Juppé, dans le cadre de la campagne pour l’élection du Président de l’UMP.

Rappelons d’abord que Sarkozy est candidat et Juppé ne l’est pas. Ce qui pouvait plaider en faveur d’une rencontre apaisée entre compagnons d’une même famille politique : deux hommes d’Etat, soucieux de montrer aux militants, aux français et à la France, une union déterminée et responsable censée faire la force d’un parti en situation de gouverner le pays d’ici à deux ans, dans un contexte dont chaque citoyen connaît et ressent la difficulté. C’était compter sans les calculs des uns et des autres pour qui le scrutin de la semaine prochaine n’est rien d’autre qu’un tour de chauffe avant la grande finale de 2017. A l’ampleur des huées qui ont accompagné le discours de celui qui fut, il y a quelques années, le Président de ce mouvement, il est facile d’anticiper le climat dans lequel se déroulera une primaire, fraîche et joyeuse, annoncée sous de tels auspices. Si vous avez aimé la guerre Fillon-Copé, vous allez adorer la mère de toutes les batailles que vont se livrer Sarkozy et Juppé.

Entre le tenant d’un positionnement marqué à droite, allant dans le sen de la grande majorité des français et la course au centre gauche qui, depuis Giscard d’Estaing, a créé une illusion d’optique chez certains responsables, le défi est lancé. Ces deux conceptions animées par d’aussi fortes divergences, rendent la synthèse finale, clé du succès, aléatoire.  D’autant plus que la victoire se jouera au premier tour, Marine Le Pen étant d’ores et déjà largement qualifiée pour le second tour. C’est donc le candidat, de gauche ou de droite, arrivant en deuxième position, qui deviendra très certainement Président de la République au nom de cette fameuse discipline républicaine.

Si la Gauche, malgré tous ses défauts, sait faire bloc après s’être déchirée il n’en est pas de même à droite où la rancune est plus tenace. Chirac l’a bien démontré en 1981 en faisant battre Giscard d’Estaing et élire François Mitterrand puis en 2012 en appelant avec François Bayrou à voter Hollande pour faire battre Sarkozy.

Le Chef de l’Etat, malgré ses déboires et ses insuffisances, garde au coin de l’œil une lueur amusée que seule la mise en route chez ses adversaires de la machine à perdre peut justifier. Car une chose est certaine, il sera, s’il le souhaite, le candidat incontournable de sa famille politique, la primaire avec un président sortant n’ayant pas de sens. Comme dans les pièces de théâtre, les éléments du drame se mettent fatalement en place et rien ne semble en mesure de dévier le cours du destin. Mort politique assurée…

L’Aigre Doux

Merci de diffuser

 

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