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le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

La délinquance, priorité des priorités

Publié le 27 Juin 2016 par Loueckhote Simon in Social

La délinquance est très certainement de toutes les grandes causes celle qui mérite toute l'attention des pouvoirs publics. Mal de ce 21ème siècle, elle s'étend tel le cancer. Mais traître comme le diabète, elle ne se manifeste pas, elle ne parle pas, elle est sourde et muette et lorsque ses premiers symptômes apparaissent, il est souvent trop tard. L'Homme l'a classé en plusieurs catégories. Mais la délinquance juvénile ou délinquance des jeunes est celle qui préoccupe le plus notre société car elle s'attaque à une partie de nous, notre jeunesse. Désarmé l'Homme s'alarme, s'émeut, en pleure, doute souvent et croit faire preuve d'imagination en créant des outils pour le prévenir et le combattre. Incomplets, souvent inutilisables ou inutiles car trop lourds, trop complexes, inadaptés, incompréhensibles de ses propres usagers ou praticiens, leur efficacité est la plupart du temps, un flop. Il est venu le temps de passer à la vitesse supérieure. La prévention comme pour les maladies, est la clé. De nouvelles politiques publiques, innovantes et courageuses doivent être pensées. La délinquance doit être érigée en priorité parmi les priorités. Elle doit être éligible à la clé de répartition comme le sont la Nouvelle-Calédonie, les Provinces, les Communes et certains établissements publics. Son traitement doit être confié à une structure indépendante du pouvoir politique qui fixe annuellement ou tous les 3 ou 5 ans les grands axes et à qui annuellement ou au même rythme, il est fait rapport.
Le colloque qui vient de se tenir à l'IRD sur la prévention de la délinquance a été l'occasion de prendre le pouls du grand malade Calédonien. Même la présence d'un spécialiste, le Député Jacques-Alain BENISTI, le premier qui s'est impliqué en France en décrivant ses différents aspects dans un rapport et proposé une loi pour combattre le fléau, n'a pas suffi à rassurer. Certes, la volonté de stopper l'évolution de la maladie existe mais l'Homme reste impuissant, son matériel inadapté, ses remèdes insuffisants. Beaucoup des praticiens de la prévention étaient bien présents mais à les entendre, la lutte est loin d'être gagnée car inégalement engagée entre l'Homme et le mal..

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