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le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

Foire de Bourail : EPLP porte plainte et s’égare…

Publié le 16 Août 2016 par Loueckhote Simon in Agriculture et environnement

"Bobos Vs Broussards ?" Réduire la connerie d'EPLP à une lutte des classes, c'est insulter les nombreux, les très nombreux calédoniens quelque soit leur lieu de résidence, leur niveau social et qui participent chaque année à Bourail, à Koumac ou encore à Païta à cette tradition broussarde et calédonienne. Le marquage du bétail, la castration, la dégustation des célèbres animèles ou encore le rodéo font l'originalité et la grandeur de ces rencontres populaires, broussardes et calédoniennes et qui ne ressemblent à aucune autre.

Publié par Rita dans Calédosphère

Ensemble Pour la Planète a annoncé vouloir porter plainte contre Ghislain Santacroce et les membres du comité organisateur de la Foire de Bourail. L’association condamne les démonstrations de marquage de bétail réalisées en public durant le week-end.inte que veurt déposer

Un gouffre culturel sépare désormais certains habitants de la ville et les gens de la brousse. Preuve en est cette plainte annoncée par l’association de Martine Cornaille suite à l’une des animations organisées lors de foire agricole de Bourail ce vendredi 12 aout : une démonstration du marquage au fer rouge de têtes de bétail. Une pratique impressionnante et utilisée par les éleveurs et les broussards afin d’identifier leur cheptel. Mais pour le bureau d’EPLP, cette pratique « sadique et inutile » signerait « le retour à l’âge des cavernes ». L’association cite ainsi nommément Ghislain Santacroce qu’elle compte attaquer en justice puisque l’éleveur organise comme chaque année, en commentant micro à la main, la technique utilisée par les éleveurs qui en font une démonstration devant un public souvent très nombreux venu les observer.

« Nous rappelons que les éleveurs de Nouvelle- Calédonie n’ont PLUS DEPUIS LONGTEMPS LA NECESSITE d’avoir recours à cette pratique d’identification de leur cheptel. En effet, conformément à la réglementation, ils identifient leurs bovins par apposition de boucles auriculaires numérotées.
Comment qualifier le fait d’infliger aux animaux une brûlure au 3ème degré, SANS ANESTHESIE, pour amuser la galerie ? Pour nous, donner à contempler dans un cadre festif le « SPECTACLE » d’une SOUFFRANCE ANIMALE devenue INUTILE relève du SADISME. Alors que les « chefs » de la DAVAR vont pavaner chaque année à l’OIE à Paris (= OMS des animaux) en montrant patte blanche (et sans jamais faire de compte-rendu de visite, toujours suivie de congés personnels sur place…),
Alors que le gouvernement de la NC finance des campagnes d’affichage sur nos deniers et nous confirme par écrit qu’il s’engage pour le bien-être animal, À l’heure où la France hexagonale vient de retirer la corrida de son patrimoine immatériel, nous restons, nous, fermement, à l’âge des cavernes (Communiqué de presse de EPLP ; 13/08/16) »

De quoi installer sur les réseaux sociaux un véritable clivage entre les personnes défendant une technique qu’elles jugent « utile et traditionnelle » et d’autres estimant au contraire voire là une preuve de « barbarie » qui n’aurait plus lieu d’être.

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Un positionnement hémiplégique ?

A l’instar d’autres organisations intervenant dans le secteur de l’environnement et de la condition animale, EPLP choisit néanmoins ses cibles d’étrange manière ce qui suscite des critiques dont il est bien difficile de ne pas tenir compte. Si le marquage au fer rouge est une méthode douloureuse et sujette à critique, il n’en reste pas moins qu’elle est liée à un objectif bien précis à savoir identifier un animal voué à la reproduction afin que l’agriculteur et les organismes de régulation puissent connaitre son origine et suivre son parcours. Le bétail voué à l’abattoir étant lui généralement exempté de cette opération de marquage. Mais surtout, au-delà des traditions culturelles ou des habitudes que chacun peut juger en son âme et conscience, on peut s’étonner du silence de l’association quant à d’autres pratiques en vogue dans certaines zones calédoniennes. Silence complet en effet d’EPLP lorsque des tortues marines protégées ou en voie de disparition sont chassées par jeu (récemment, une tortue ayant reçu une flèche dans la tête a été prise en charge par les personnels soignants de l’aquarium de Nouméa) ou pour des cérémonies coutumières. Rien non plus sur les cochons égorgés durant des réunions publiques rassemblant des dizaines de personnes. Même chose sur l’abattage halal pratiqué dans une boucherie de Bourail. Une pratique qui fait d’ailleurs polémique en Europe et durant laquelle l’animal est égorgé à vif et peut souffrir une quinzaine de minutes avant de mourir.

En fait, si le combat d’EPLP est légitime, tout comme la LDH-NC, l’association semble avoir une cible bien identifiée sur laquelle elle « s’acharne ». Cette cible, ce sont les hommes calédoniens d’origine européenne. Preuve en est : le communiqué de EPLP cite et attaque nommément Ghislain Santacroce, éleveur et membre du comité de la foire et non pas Brigitte Hardel qui en est pourtant la présidente et qui soutient naturellement les démonstrations et les manifestations organisées par les agriculteurs durant la foire. Mais peut-être que cibler une femme, c’est moins « moderne » ?

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