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le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

Primaire à droite : Alain Juppé creuse l'écart avec Nicolas Sarkozy

Publié le 27 Septembre 2016 par Loueckhote Simon in Politique

 
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SONDAGE - Le maire de Bordeaux progresse de 5 points (39% au 1er tour) quand l'ancien chef de l'Etat en perd un (33%) selon notre baromètre Kantar Sofrès One Point.

La troisième vague du baromètre Kantar Sofrès One Point pour RTL Le Figaro LCI que nous publions aujourd'hui marque un recul des intentions de vote en faveur de Nicolas Sarkozy à la primaire. Crédité de 34 % des suffrages fin août, à égalité avec Alain Juppé, au lendemain de l'annonce officielle de sa candidature, l'ancien président recule d'un point, à 33 %, tandis que le maire de Bordeaux progresse de cinq points, à 39 % des intentions de vote. Au second tour, Juppé l'emporterait avec 59 % des voix contre 41 % à Sarkozy dans l'hypothèse d'une participation à 2,9 millions d'électeurs. Soit un écart de dix-huit points alors qu'il n'était qu'il n'était que de dix points en août. L'ex-chef de l'État ne progresse plus que de trois points par rapport à notre première vague, réalisée en juin, tandis que l'ancien premier ministre gagne deux points.

Pour Carine Marcé, directrice associée de Kantar Public, «l'entrée officielle en campagne de Nicolas Sarkozy, même si elle n'avait rien d'une surprise, a suscité une dynamique dont les effets se sont partiellement dissipés». En quittant la direction des Républicains pour descendre dans l'arène, le 22 août, le patron de LR avait réussi à déplacer les lignes au sein de l'électorat de la primaire. La proportion de centristes qui disaient vouloir aller voter était descendue à 14 % à 11 % de l'électorat de l'UDI. Elle remonte à 15% dans l'enquête que nous publions aujourd'hui. Chez les électeurs MoDem, cette proportion est passée de 6 % en juin à 7 % en août. Elle est de 9 % aujourd'hui. Globalement, les sympathisants des partis du centre, très majoritairement favorables à Alain Juppé, sont donc plus nombreux dans l'électorat de la primaire, tandis que la mobilisation de ceux du FN ne varie presque pas: elle était de 5 % en juin, elle est passée à 6 % en août pour retomber à 5 %.

Au sein de cette proportion qui reste stable, l'écart se réduit au profit d'Alain Juppé. Nicolas Sarkozy captait 44 % des sympathisants du FN, il n'en attire plus que 39 % aujourd'hui, Le maire de Bordeaux, lui, passe de 22 % des intentions de vote à 28 % chez les électeurs de Marine Le Pen.

Cliquez ici pour agrandir l'infographie

L'évolution la plus spectaculaire se produit dans le cœur de cible de la primaire, l'électorat des Républicains. Sarkozy reste leur candidat préféré, à 45 % des suffrages comme en août, mais Juppé a réduit l'écart en passant de 23 % à 30 % de leurs intentions de vote. Carine Marcé souligne que cette progression de sept points de l'ex-premier ministre «s'effectue aux dépens de Bruno Le Maire et de François Fillon». Le «candidat du renouveau» perd six points chez les sympathisants des Républicains et celui de la «rupture radicale» en perd deux.

Polarisation autour du duel Juppé-Sarkozy

Globalement, notre sondage confirme la polarisation de la primaire autour du duel Juppé-Sarkozy. Bruno Le Maire conserve la troisième place, mais il ne recueille plus que 13 % des suffrages, contre 17 % en août. Son choix d'une rentrée plus tardive que celle de ses concurrents, le 17 septembre à Sète, ne se révèle pas payant. La publication de son «contrat présidentiel» de plus de mille pages ne lui profite pas non plus.

François Fillon, lui, est toujours relégué à la quatrième place, même s'il ne perd qu'un point en passant de 9% à 8% des intentions de vote. Parmi les «petits» candidats, seule Nathalie Kosciusko-Morizet réussit à atteindre un seuil de visibilité à 4 % des suffrages. Elle réalise son meilleur score chez les sympathisants de l'UDI, dont elle recueille 29 % des suffrages. Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson, eux, plafonnent à 1,5 % des voix.

La dynamique favorable à Alain Juppé

Dans l'hypothèse d'une participation plus faible, à environ 1,8 millions d'électeurs, l'écart serait moindre mais Juppé gagne tout de même dix points au premier tour tandis que Sarkozy en perd un, ce qui établirait le rapport de forces à 40 % contre 36 %. Au second tour, il serait de 55 % à 45 %, toujours en faveur de Juppé qui gagnerait trois points, tandis que Sarkozy en perdrait trois. La dynamique actuelle est donc favorable au maire de Bordeaux quelle que soit la participation.

Pour la première fois, Kantar Public a introduit dans sons enquête une question sur la «stature présidentielle» des candidats. Là aussi, Alain Juppé l'emporte puisque 47 % des sondés estiment qu'il «ferait un bon président de la République», tandis que 24% seulement pensent la même chose de Nicolas Sarkozy. Dans le domaine de la «stature», l'ancien chef de l'État fait même légèrement moins bien que François Fillon, qui obtient 26%. À croire que ce n'est pas un élément déterminant du vote.

«Les très fortes évolutions que nous relevons d'une vague à l'autre, et qui n'ont rien à voir avec celles qui se produisent pour des élections “classiques”, montrent que le vote n'est pas cristallisé», met en garde Carine Marcé. La seule constante qui s'affirme depuis que de début de cette enquête, en juin, est l'intérêt pour la primaire. Il ne se dément pas.

publié par LeFigaro
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