Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

PRIX : LES POLITIQUES ENTRE REALITE ET SENTIMENT

Publié le 2 Septembre 2016 par Loueckhote Simon in Politique

Par Pierre BRETEGNIER dans PIQUE  D’  ACTU

La réalité c’est :

--que l’inflation est très faible (1 à 2% par an) et que l’écart de prix avec la Métropole, calculé par l’ISEE, est de 34% (et non de100% et plus comme l’imagine la ménagère –ou comme le « mesure » UFC Que Choisir ? qui a besoin de justifier ses demandes de subventions au gouvernement) ;

--que, contrairement à ce que croient les consommateurs, la diminution autoritaire des prix et des marges est la pire des réponses, unanimement déconseillée par les économistes car inopérante et dangereuse pour l’activité et l’emploi, de ce fait abandonnée par les pays modernes, dont la France depuis les années 80.

Le sentiment des consommateurs s’explique, selon les économistes et sociologues de l’INSEE :

--par le fait que les augmentations de prix sur certains produits sont durement ressenties alors que les baisses sur d’autres sont ignorées. Idem pour les comparaisons avec la Métropole : tout le monde ressent fortement l’écart sur les fruits et légumes, personne l’écart inverse dans d’autres secteurs, la viande, l’eau ou l’essence par exemple ;

--par le fait que de plus en plus de nouveaux produits technologiques (écrans télé, internet, portables, équipements ménagers et de la voiture, etc.) étant achetés, le revenu restant au salarié à la fin du mois va diminuant, ce qu’il a tendance à mettre sur le compte de l’augmentation de la cherté de la vie.

Sachant que les consommateurs sont mille fois plus nombreux que les entreprises, les (plus ou moins) « responsables » politiques ont le choix :

-- d’ignorer le sentiment populaire et donc de ne tenir compte que de la seule réalité, en se gardant de toucher aux prix ou aux marges pour ne pas aggraver le chômage (une telle abnégation  suicidaire n’existe pas dans le monde politique) ;

--d’ignorer la réalité et de ne tenir compte que du seul sentiment populaire - de l’exacerber même -  et de taper à bras raccourcis  sur les commerçants, fût-ce au détriment de l’intérêt du pays (c’est le choix de CE et du FLN) ;

--de tenir compte un peu des 2, en bloquant quelques prix  sans entraver la liberté du commerce (c’est le choix de LR et de l’UCF).

Tant que la réalité du chômage ne sera pas ressentie par les électeurs comme le fléau social n°1, CE  surfera  sur la vague du sentiment de vie chère.

PB

Commenter cet article