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le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

Simon Loueckhote lance son parti

Publié le 9 Juin 2008 par Loueckhote Simon in Politique





Simon Loueckhote s’est entouré de jeunes « sans a priori » pour constituer son nouveau parti politique. LMD (Le mouvement de la diversité) a été présenté samedi matin et tiendra son congrès fondateur samedi prochain à partir de 10 heures à la salle Veyret de Rivière-Salée.  Ixoée Kakéa

Simon Loueckhote et ses colistiers de « Nouméa, la diversité en mouvement », la liste qu’il conduisait aux municipales de mars dernier, viennent d’annoncer la création du Mouvement de la diversité, qui continuera à porter les idées défendues pendant la campagne. Un premier noyau de quatre personnes a été créé en avril dernier avec Simon Loueckhote à la présidence. Son rôle était de préparer la charte du nouveau parti ainsi que ses projets politiques. Samedi matin, dans un hôtel de Nouméa, les membres du Mouvement de la diversité en ont présenté l’esprit. « Nous l’avons fait suivant notre propre vision de l’avenir de la Nouvelle-Calédonie, de ce que nous considérons devoir être les fondamentaux d’un parti politique », a expliqué Simon Loueckhote. Le sénateur a insisté sur le fait que les membres du Mouvement de la diversité sont pour la plupart jeunes, autant par l’âge que par l’expérience politique et donc sans aucun a priori : « Ils ont leur propre vision de l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. C’est ce qui fait la particularité de notre projet. » Le cœur du projet politique tourne autour de l’évolution institutionnelle et statutaire de la Nouvelle-Calédonie. « Le déroulement de l’accord de Nouméa tel qu’il est rédigé prévoit qu’au terme d’un processus qui va aller jusqu’en 2018, la Nouvelle-Calédonie devrait se voir confier quasiment toutes les compétences, a rappelé Simon Loueckhote. Et si tout se passe bien, ne devraient rester entre les mains de l’État que les compétences de souveraineté. Cela ne doit se faire que si les 3/5e du Congrès le demandent. C’était vrai jusqu’au 20 décembre dernier, quand le Premier ministre et le président de la République nous ont dit : le transfert des compétences n’est plus en discussion. Il se fera. Ils nous ont imposé le consensus. Donc toutes les compétences vont être transférées. » « Il faut regarder vers l’avenir avec la France mais pas dans la France » Fort de ce postulat, le Mouvement de la diversité veut donc cesser toute discussion du type « se fera, se fera pas » et préparer l’avenir de la Nouvelle-Calédonie au terme de ce processus. « Nous préférons aujourd’hui imaginer un dispositif qui permettrait de définir la relation entre la Nouvelle-Calédonie et la France à compter de 2018, a confié le leader politique. Je crains que nous ayons du mal à ne pas franchir la ligne rouge qui démarquera le transfert de la plupart des compétences et l’exercice de la pleine souveraineté. C’est pour cela que nous voulons aller avec notre projet politique vers un pacte de souveraineté qui mettra à plat le rôle de chacun dans chacune des compétences y compris dans l’exercice de la souveraineté. » Car pour le nouveau parti, la seule question est : « Quelles seront les relations exactes entre la Nouvelle-Calédonie et la France ? » « La solution n’est pas de donner l’indépendance à la Nouvelle-Calédonie mais bien de partager avec l’État l’exercice d’un certain nombre de compétences sur des bases claires. Les choses ont changé. Il faut s’adapter aux nouvelles donnes. Nous nous dirigeons vers une pleine autonomie de la Nouvelle-Calédonie. Il faut regarder vers l’avenir avec la France mais pas dans la France », a conclu Simon Loueckhote.

Patricia Calonne

Les Nouvelles Calédoniennes / Politique Article 9.06.2008

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