Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

Naissance du parti de Simon Loueckhote

Publié le 15 Juin 2008 par Loueckhote Simon in Politique

 
 Après la « diversité en mouvement », la liste présentée aux municipales à Nouméa, Simon Loueckhote a inversé les mots pour lancer officiellement le Mouvement de la diversité, son parti politique.

Le Mouvement de la diversité  a officiellement été lancé samedi, lors d’un congrès fondateur qui a rassemblé entre 250 et 300 personnes, à Rivière-Salée. Après l’accord de Nouméa, le parti propose un « pacte de souveraineté » pour envisager l’avenir institutionnel du pays.

A droite, il y avait la tendance « dans ». Désormais, il y a la tendance « avec ».  Le Mouvement de la diversité , le nouveau parti de Simon Loueckhote, voit l’avenir de la Calédonie « avec » la France. Le LMD a officiellement été lancé samedi matin, lors de son congrès fondateur, qui a rassemblé entre 250 et 300 personnes à la salle Veyret, à Rivière-Salée. Et c’est précisément sur l’avenir institutionnel que le mouvement veut faire entendre une nouvelle voix dans le débat actuel. Un parti avec trois initiales (LMD), une couleur, le « bleu roi », et un symbole, une toutoute stylisée.
C’est la volonté de s’affranchir de la « dialectique d’affrontement entre les partisans de l’indépendance et leurs adversaires » qui a poussé les jeunes cadres (et les moins jeunes) du parti à réfléchir à cette évolution institutionnelle. S’il estime que les revendications d’autonomie semblent « légitimes », le mouvement pense en revanche qu’elles ne sont pas « rationnelles dans le contexte de la mondialisation contemporaine ».

« Au-delà de l’accord, en deçà de la souveraineté »

C’est là que sort du chapeau le « pacte de souveraineté », d’une durée de 25 à 30 ans. Le projet a été exposé par Kristina Chaliot, doctorante en droit et conseillère auprès du directoire du parti. Il s’agit de déterminer « les composantes de la sphère de souveraineté […] qui seraient confiées par la Nouvelle-Calédonie aux instances de la République, qui les exerceraient seules ou en association ». En clair, définir les responsabilités de l’Etat. Les autres compétences étant transférées progressivement à la collectivité, sans qu’un calendrier ne lui soit imposé.
Reste que pour appliquer ce « pacte de souveraineté », le mouvement propose d’élaborer un statut de Pays d’outre-mer associé (Poma). Et pour l’heure, ces axes de réflexion sont « délibérément peu affinés », tout en se définissant selon la formule suivante : « au-delà de l’accord de Nouméa, en deçà de la souveraineté ».
Pour le reste, le projet politique du Mouvement de la diversité a été exposé aux militants. Un discours critique vis-à-vis du libéralisme (la mondialisation qui ne bénéficie qu’aux grands groupes industriels, une répartition inégale des fruits de la croissance) et pour faire simple, la volonté de mettre en place un développement « harmonieux, juste et équitable ». Comment ? Notamment en mettant en place une taxe nickel à l’exportation destinée à financer les retraites autant qu’à constituer un « trésor de guerre ».

Les Nouvelles Calédoniennes / Politique Article du 16.06.2008
  Une marche vers l’autonomie « inéluctable » 
Seule personnalité d’envergure au sein de ce nouveau mouvement, Simon Loueckhote a clôturé ce congrès fondateur en assurant que le LMD était le promoteur d’un « vrai projet de société. L’Etat ne sera plus un pourvoyeur de fonds systématique, la Nouvelle-Calédonie ne doit plus raisonner en termes d’assistanat et ne doit pas avoir peur d’assumer ses responsabilités ». Reconnaissant que la marche vers l’autonomie était « inéluctable », le sénateur a indiqué que son « vécu, [son] expérience politique [l’a] conduit à concevoir de nouvelles modalités de partenariat avec la France ». Raison pour laquelle ce « pacte de souveraineté » a été mis sur la table.
Commenter cet article