le blog de Simon Loueckhote

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Simon Loueckhote propose une taxe sur les exportations

Publié le 23 Juin 2008 par Loueckhote Simon in Economie - Fiscalité

Simon Loueckhote, président du Mouvement de la Diversité, estime qu’une représentation plus importante de la Nouvelle-Calédonie dans le capital de la SLN n’est qu’un moyen insuffisant de faire profiter les Calédoniens des retombées du nickel. Il en propose un autre : une taxe à l’exportation. Simon Loueckhote est d’accord avec Philippe Gomès sur deux points, qu’il dit avoir développés depuis plusieurs mois déjà : il ne faut pas prendre le risque de voir la SLN passer aux mains de firmes étrangères « dont le seul but est le profit à court terme », et l’exploitation du nickel doit mieux profiter à la Nouvelle-Calédonie et à ses habitants. Le sénateur, dans un communiqué diffusé hier, se dit « content » de voir son idée « reprise publiquement par d’autres » et réaffirme qu’il faut « une politique volontariste qui place l’intérêt des Calédoniens au cœur de l’exploitation du nickel ». La Nouvelle-Calédonie, affirme-t-il, doit conformément à l’accord de Nouméa « maîtriser les principaux outils de son développement », surtout dans un domaine économique aussi considérable. Il estime donc que la participation du pays à la gestion de la SLN, par le biais de la STCPI, doit « perdurer dans des conditions qui permettent réellement d’influer sur les décisions prises ». Bien mais insuffisant, juge cependant Simon Loueckhote. « Il existe différentes possibilités, explique-t-il, de veiller à ce que les Calédoniens bénéficient des retombées du nickel. Accroître les parts de la STCPI dans le capital de la SLN est une de celles-là. Mais selon moi, cette initiative ne suffirait pourtant pas. L’intérêt général des Calédoniens ne peut pas exclusivement passer par la détention majoritaire du capital de la SLN. » En complément, rappelle le sénateur, le Mouvement de la Diversité a proposé, dans son projet politique, la création d’une taxe sur les exportations de nickel, « véritable système qui permettrait une création pérenne de richesses, dans une perspective durable ». Pour lui, cet outil ferait « bénéficier toute la population, sur plusieurs générations, des retombées économiques de ce minerai ». C’est aussi ce que propose l’Usoenc depuis le premier Colloque Nickel de 2005 : une « redevance nickel » de 0,5 dollar par livre qui, sans pénaliser les industriels, offrirait à la Nouvelle-Calédonie une recette nouvelle dont une partie pourrait être placée à très long terme au bénéfice des générations futures et l’autre utilisée chaque année pour des besoins en équipements ou des avancées sociales. L’Usoenc réclamait même, sur ce thème, un débat au Congrès qu’elle n’a jamais obtenu.

Henri Lepot
Nouvelles Calédoniennes / Article du 20.06.2008

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