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le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

Simon Loueckhote choisit le Sud

Publié le 2 Mars 2009 par Loueckhote Simon

Simon Loueckhote ne conduira pas de liste d’union non indépendantiste aux Loyauté. C’est dans le Sud, « là où ça compte », qu’il se présentera aux provinciales. Mais il n’a pas encore décidé avec qui.


Simon Loueckhote n’a donc levé que la moitié du voile. Très « courtisé », selon ses propres termes, il n’a fait que le premier des deux choix qui se posent à lui et maintient le suspense.
Ce qui est sûr, c’est qu’il ne sera pas aux Loyauté pour les provinciales. Les Iles ont beau être son « âme » et sa « raison de vivre », il constate après vingt ans de présence et « d’engagement » à l’assemblée de province que les Loyauté vont à l’échec, au rythme d’un « exode inexorable » et d’un développement économique qui ne prend pas.
« C’est ici, dans le Sud, que se décide l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. C’est le poumon, c’est le cœur. Et les gens des Iles le savent bien » puisqu’ils sont environ 15 000 à vivre principalement dans le Grand Nouméa.


« Si on prête à ma personne et au Mouvement de la diversité autant d’importance et de qualités fédératrices, s’amuse le sénateur, pourquoi vouloir nous cantonner aux Iles ? » Car c’est bien là que tous ceux qui ont pris langue avec lui voulaient l’envoyer, affirme-t-il en soulignant que le plus « pressant » était Philippe Gomès.


Ne pas « brûler les étapes »


Certes, admet-il, ses amis des Iles peuvent se sentir « abandonnés ». Mais il leur répond que c’est peut-être de Nouméa qu’il pourra le mieux les aider, et que son choix ne remet pas en cause l’idée de constituer une liste d’union non indépendantiste aux Loyauté pour éviter que la mouvance, passée en vingt ans de 30 à 12 % de l’électorat qui s’exprime, ne soit écartée de l’institution.
« On discute, on imagine une stratégie. Regroupons-nous sans désespérer. Le courant de pensée non indépendantiste ne sera pas absent de la province des Iles », affirme le sénateur, même s’il faudra pour cela « changer de stratégie, avoir un nouveau langage, de nouvelles idées, un nouveau projet ». Avec qui pour piloter l’union ? Le LMD, au vu des résultats des municipales, s’estime aujourd’hui le plus représentatif. Il lui semblerait logique de tirer la liste, mais il n’en fait pas une question de principe, pour ne pas « bloquer la discussion ».
Et dans le Sud ? Simon Loueckhote ne veut pas « brûler les étapes » et n’est « pas en mesure » de dire s’il conduira une liste purement Mouvement de la diversité ou s’il nouera un partenariat. Il laisse la porte largement ouverte. Le choix du partenaire, dit-il, dépendra de sa capacité à accepter un certain nombre de valeurs du Mouvement de la diversité, notamment sur le thème cher au sénateur de la place des communautés.
La réponse, a-t-il annoncé, viendra « vite », sans autre précision de date. L’incertitude nourrit évidemment les supputations. On voit mal le sénateur pencher vers le RPC qu’il vient de quitter, ou le Rassemblement, dont il a pris ses distances. Reste Calédonie ensemble, dont le leader Philippe Gomès a voulu lui forcer la main sur les Iles, ou l’Avenir ensemble, dont il dit avoir été « un peu déçu » à propos de la lutte contre la vie chère.
Il reste surtout l’envie flagrante de Simon Loueckhote d’exister par lui-même. Une revendication d’indépendance, en quelque sorte.

 

Les Nouvelles Calédoniennes. 28.02.2009

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