le blog de Simon Loueckhote

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Sur les routes de Calédonie

Publié le 19 Août 2009 par Loueckhote Simon

 

Dimanche  16 Août, il est 16H00, le champ de foire de Bourail se vide petit à petit, les milliers de visiteurs et d’exposants se sont de nouveau donnés rendez-vous, l’année prochaine. Certains vont prendre la direction du Nord, mais pour beaucoup d’entre eux, c’est la direction du Sud et plus particulièrement Nouméa, qu’ils vont emprunter.


Revenant du « Cap », région se situant au Nord de la Commune de Bourail, je suis embarqué dans le flot de véhicules qui redescend vers la capitale. Après deux bonnes heures de route, à la hauteur du lotissement de la « Dorade », un bouchon ajoutera trente minutes de plus au compteur. Le péage est engorgé. Seules trois caisses sont ouvertes à la circulation.  Les bénévoles de l’Association « St Vincent de Paul » étaient aussi présents avec leur boîte. Leur gain de cet après-midi dominical a été inversement proportionnel au temps d’immobilisation de centaines de véhicules à l’entrée du péage. Ce ne sont certes pas, les embouteillages de la métropole. D’ailleurs, j’ai pu observer, non sans un certain amusement l’attitude des automobilistes. Sans trop me tromper, je dirais que les plus patients étaient des métropolitains.

Je n’ai cessé de penser comme très certainement beaucoup d’autres automobilistes que si la voie express se prolongeait jusqu’à Bourail voire au-delà, la circulation n’en serait que plus fluide et probablement, présenterait moins de risques.


Je sais malheureusement que ce rêve n’a que très peu de chance de voir le jour.

Le projet d’extension de la voie express ne prévoit pas d’aller au-delà de l’aéroport de la Tontouta, essentiellement pour des raisons économiques.

Selon une étude réalisée par l’ancien gouvernement, le coût de la modernisation de l’ensemble du réseau routier lui appartenant varierait entre 75 et 370 Milliards de francs.

Ces chiffres font froid dans le dos. Mais les calédoniens sont-ils prêts à payer pour améliorer leur sécurité sur les routes? Et combien ?


A la réflexion, je me dis qu’autant d’investissements pour les 250 000 habitants que nous sommes, est un luxe.

Et si nous étions plus nombreux, c’est de confort sur les routes dont il s’agirait.

Mais c’est une autre histoire...

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