le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

Le triste sort que réservent les socialistes aux populations d'Outre-mer

Publié le 6 Octobre 2006 par loueckhote simon in Politique

A l’invitation de Jean-Jacques HYEST, Président de la Commission des Lois du Sénat, j’ai assisté le mardi 3 octobre 2006, à l’audition de François BAROIN, Ministre de l’Outre-mer, pour la présentation du projet de loi organique et du projet de loi ordinaire portant dispositions statutaires et constitutionnelles relatives à l’Outre-mer.  

C’est en ma qualité de Président de l’Intergroupe Parlementaire de l’Outre-mer que Jean-Jacques HYEST m’a convié à cette réunion. Le Président de la Commission connaît la sensibilité de ce dossier et l’attention particulière que lui portent les parlementaires des Antilles et spécifiquement ceux de la Guadeloupe. Mes collègues m’ont d’ailleurs demandé d’intervenir auprès du Gouvernement pour que ce texte soit examiné avant la fin de cette législature. 

Il est inhabituel pour un Sénateur d’assister aux travaux d’une commission, dont il n’est pas membre. J’ai eu à le regretter lorsque Brigitte GIRARDIN, alors Ministre de l’Outre-mer, a été auditionnée par la Commission des finances du Sénat. Elle avait souhaité ma présence, car elle craignait une attaque en règle de collègues qui n’acceptent toujours pas que nos collectivités ultramarines puissent bénéficier d’aides spécifiques. La réponse à ma demande de présence, sans prise de parole, a été rejetée.

 

Si j’interviens sur cette question, c’est pour souligner la position de Michel DREYFUS-SCHMIDT, Sénateur socialiste, très opposé à l’évolution statutaire de Saint-Barthélemy et Saint-Martin, alors même que ces deux enclaves françaises des Antilles ont clairement exprimé par référendum leur volonté de devenir des collectivités de la République. J ’ai été choqué par la déclaration de mon collègue qui est encore très marqué par la mission qu’il y a effectuée, il y a quelques années. Il s’est déclaré favorable à ce qu’elles soient indépendantes. Cette réaction n’est pas isolée. Elle traduit le sentiment de beaucoup de parlementaires de métropole à l’égard de l’Outre-mer en général.  

 

Dans un tel contexte, le rôle de l’Intergroupe Parlementaire de l’Outre-mer est essentiel car il a pour mission de défendre l’intérêt de nos populations et de nos collectivités dispersées sur tous les océans. Et mon expérience à la tête de l’Intergroupe me conduit à affirmer qu’il est écouté.  

 

Jacques CHIRAC, Président de la République , est aujourd’hui notre meilleur avocat. Il aime l’Outre-mer, qu’il connaît dans ses moindres détails, pour s’y être rendu à plusieurs reprises. Il est de cette génération porteuse des valeurs de la France du Général de Gaulle. Qu’en sera-t-il après lui ?  

Commenter cet article