le blog de Simon Loueckhote

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23 Septembre, journée de la citoyenneté

Publié le 6 Octobre 2006 par loueckhote simon in Politique

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que cette journée du 23 septembre 2006, choisie par le Gouvernement local, pour célébrer la citoyenneté, n’a pas fait l’unanimité.  

 

Il faut se souvenir qu’en septembre 2004, l’Avenir Ensemble, fraîchement arrivé au pouvoir, a décidé de s’associer aux manifestations organisées par le Sénat coutumier, les partis indépendantistes et quelques associations à sensibilité indépendantiste. Emoi et incompréhension dans l’opinion. Le doute n’est plus permis. Nous les accusions de faire le lit de l’indépendance, en voilà une preuve supplémentaire. Le 24 septembre 2004 fut la seule commémoration où responsables de l’Avenir Ensemble et responsables indépendantistes ont dansé et chanté, côte à côte. Cette belle unité fait désormais parti du passé.  

 

L’erreur du Gouvernement de Marie-Noëlle THEMEREAU, c’est d’avoir changé la date au gré des opportunités. 

 

Et pourtant, le 24 septembre devrait faire l’unanimité entre tous. Elle correspond à la date anniversaire de la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie. Il y a encore quelques années, les indépendantistes la considéraient comme un jour de deuil. Depuis la signature de l’Accord de Nouméa, cette date est devenue une occasion de manifester son appartenance à une seule et même communauté. Les Mélanésiens ont érigé sur la place de la Baie de la Moselle , sur proposition de Jacques LAFLEUR, lorsqu’il présidait encore l’Assemblée de la Province Sud , une sculpture représentant les 8 aires coutumières de  Nouvelle-Calédonie. Cette œuvre est, selon ses créateurs, le symbole de la concorde qui doit exister entre les différentes communautés vivant sur cette terre. Peut-on trouver meilleure image ?

Pourtant les Calédoniens ne se sont pas encore approprié ces signes identitaires, comme ils l’ont fait pour le Centre Culturel TJIBAOU.  

 

Si nous voulons asseoir définitivement la paix en Nouvelle-Calédonie, chacun doit pouvoir faire un pas vers l’autre et admettre son appartenance à une même communauté. Aller vers l’autre ne signifie pas remettre en question sa propre culture ni renier ses convictions, c’est reconnaître que l’autre existe. Cette étape franchie, la communauté de destin peut ne plus être subie, ni même seulement affichée mais voulue par tous. 

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