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Jacques Lafleur candidat ressuscite « son » Rassemblement

Publié le 16 Avril 2007 par Loueckhote Simon in Presse - Communiqués - Allocutions

Jacques Lafleur sera candidat à sa propre succession dans la première circonscription. Simon Loueckhote l’a annoncé devant quelque 1 200 personnes venues participer samedi au congrès constitutif du Rassemblement pour la Calédonie (RPC).
Le RPC présentera également un candidat contre Pierre Frogier et Harold Martin dans la deuxième circonscription. Les élections législatives qui se profilent n’ont jamais été aussi incertaines.

Des tee-shirts, des casquettes vendus 1 000 F, des drapeaux et des ballons bleu-blanc rouge, un service d’ordre de plusieurs dizaines de personnes vêtues de rouge. Un passage obligé par des stands où l’on vous propose une adhésion au RPC pour 1 000 F, des hôtesses tout sourire qui vous collent sur la poitrine un badge estampillé « Calédonie française », et une assistance hétéroclite qui dépassait sensiblement le millier de supporters... Si Jacques Lafleur n’a plus beaucoup de grosses pointures politiques autour de lui (seul Simon Loueckhote lui est resté fidèle dans la catégorie poids lourds), il sait encore organiser une grand-messe et rassembler en masse des partisans que l’on croyait éparpillés depuis la défaite de 2004.

A main levée et à l’unanimité


Trente ans après sa création, la renaissance du RPC ne s’est certes pas déroulée devant les 7 000 personnes que la légende prête à la réunion fondatrice du 17 avril 1977. Mais on est loin du flop annoncé par certains pronostics. Dans la salle Venezia du Nouvata, à Nouméa, et aux abords immédiats, les fidèles du vieux chef devaient se serrer. Un public plus tout jeune, mais de toutes ethnies. Les Mélanésiens et Wallisiens y constituaient une grosse moitié de l’assistance. Quelques élus bien sûr, mais aussi des responsables syndicaux... de la CSTNC ou du SLUA. Rosine Streeter tenait absolument à faire la bise à son ami Simon.
Et comme au bon vieux temps de l’unité de commandement, c’est sous un tonnerre d’applaudissements que Jacques Lafleur et Simon Loueckhote, collier de fleurs au cou, sont entrés dans la salle, distribuant bises et poignées de mains. Comme au bon vieux temps, c’est à main levée, par acclamation et à l’unanimité, que Jacques Lafleur a fait désigner Simon Loueckhote à la présidence du parti. Concession au « formalisme » démocratique des temps modernes, il a auparavant pris soin de demander, sans conviction, si quelqu’un d’autre souhaitait faire acte de candidature.
Silence dans les rangs.

Les diviseurs de la famille

« Aujourd’hui, la Calédonie s’enfonce dans le communautarisme », a martelé Simon Loueckhote dans son discours. « Comme il y a trente ans, nous refusons que le destin de notre pays soit laissé entre les mains d’irresponsables. » Et comme il y a trente ans, Simon Loueckhote estime que c’est Jacques Lafleur qui doit reprendre en main les affaires du pays. D’après lui, le gel du corps électoral n’aurait jamais été voté à Paris quand Jacques Lafleur était l’homme fort du pays. Il l’a été « parce que l’Avenir ensemble, parti de compromission, a besoin de ses partenaires indépendantistes pour son maintien au pouvoir ». L’Avenir ensemble, un parti désormais fragilisé aux yeux de Simon Loueckhote par le duel entre Philippe Gomès et Didier Leroux. Tout comme l’est le Rassemblement avec le cavalier seul de Pierre Maresca. « Ceux qui prétendent avoir pris la succession de Jacques Lafleur divisent chaque jour un peu plus ce que fut notre grande famille. »
Voilà les arguments avancés par Simon Loueckhote pour demander officiellement au vieux leader d’être candidat à l’élection législative
à Nouméa et aux Iles.
En réponse, Jacques Lafleur a affirmé qu’il allait « continuer à faire ce pour quoi je suis fait ».

 les Nouvelles-Calédoniennes / Politique - Article du 16.04.2007


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