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le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

[SUITE] Le Congrès fondateur du RPC le 14 avril 2007

Publié le 15 Avril 2007 par Loueckhote Simon in Politique

 
Alors pourquoi le mot citoyen ?
 
La population calédonienne va bientôt passer le cap des 250 000 habitants, mais nous continuons à nous percevoir à travers nos origines, à travers notre lieu de naissance, et nous oublions, encore trop souvent que nous sommes tous là, pour contribuer à l’essentiel, faire la prospérité de ce territoire, le maintenir en paix et vivre en harmonie.
 
Mes chers amis, j’affirme, devant vous que nos réflexes communautaristes doivent appartenir au passé.
 
L’histoire de notre pays, c’est celle des Accords de Matignon et de l’Accord de Nouméa, où nous avons été capables d’affirmer notre unité.
 
Nous avons malheureusement vécu, ces dernières années, de nombreuses désillusions.
 
Aujourd’hui, nous voulons, avec la renaissance du RPC, tirer les enseignements des erreurs du passé et tourner cette page.
 
Nous savons où l’intolérance nous a conduits, en Nouvelle-Calédonie. Elle nous a conduits à l’affrontement.
 
Nous devons garantir à chaque communauté sa place, dans la société calédonienne, sans oublier ceux qui ont fait le choix de s’installer en Nouvelle-Calédonie.
 
Je veux reconstruire la Grande Case du RPC avec vous tous, natifs de Nouvelle-Calédonie et vous tous, qui avez fait le choix d’y vivre.
 
Il ne s’agit en aucun cas de nous limiter à ceux qui ont le droit de vote aux élections provinciales et au référendum de sortie de l’Accord de Nouméa.
 
Le corps électoral figé, cela correspond à la conception des indépendantistes de la citoyenneté, qu’ils considèrent comme une étape vers la nationalité, dans la perspective d’une rupture de nos liens avec la France.
 
Cette conception n’est pas la nôtre.
Ne l’oublions pas !
 
La société calédonienne s’est construite avec toutes les populations qui se sont progressivement installées sur notre terre et non selon un principe d’exclusion. Ne l’oublions jamais !
 
Certes, lorsque nous avons signé l’Accord de Nouméa, nous avons accepté de faire des concessions pour le droit de vote, qui était lié à une durée de résidence de dix ans.
 
Mais il s’agissait d’un corps électoral glissant, c'est-à-dire qu’il était ouvert à tous ceux qui remplissait la condition de 10 années de résidence en Nouvelle-Calédonie.
 
Depuis le vote de la loi constitutionnelle, cette année, la donne a complètement changé.
 
On nous a imposé un corps électoral gelé à l’année 1998, qui n’est pas et ne sera pas représentatif des forces vives qui participent aux activités économiques, institutionnelles, sociales et culturelles de la Nouvelle-Calédonie.
 
De plus, le gel du corps électoral est valable pour la période de l’Accord de Nouméa, cela veut dire qu’il fera l’objet de nouvelles négociations, à l’issue de cette période, en 2018 ou, au plus tard, en 2022.
 
Il nous faut, dès aujourd’hui, préparer ces rendez-vous.
 
Nous invitons, dès maintenant, à nous rejoindre, toutes celles et tous ceux qui veulent faire valoir le point de vue d’une citoyenneté non pas figée mais élargie et qui veulent exprimer leur engagement à participer à la construction de notre pays, dans le maintien de nos liens avec la République.
 
Ce n’est pas une citoyenneté que nous devons subir, c’est une citoyenneté que nous acceptons de construire, un contrat que nous passons tous ensemble, pour faire de ce pays une terre d’accueil et de progrès, une terre d’harmonie entre les communautés et une terre de prospérité.
 
Je m’engage, à la tête du RPC, à lutter contre toutes les formes d’exclusion et de discrimination.
 
Nous voulons redonner à la société calédonienne sa cohésion, sur la base des valeurs qui nous animent : l’hospitalité et la solidarité.
 
Ce nouveau concept de la citoyenneté, nous l’entendons également dans le sens du partage.
 
Même si la Nouvelle-Calédonie a un niveau de vie que nous envient tous nos voisins océaniens, il ne faut pas oublier que les disparités restent très fortes en terme de développement.
 
Les outils mis en place, dès 1988, pour le rééquilibrage de l’activité économique, n’ont pas réduit l’écart entre le Sud et le reste du pays.
 
Il n’y a pas, en Nouvelle-Calédonie, de gestion partagée des ressources, ni de vision globale de ce que doit être le développement de notre territoire.
 
Les provinces raisonnent selon une logique qui leur est propre, qui se limite à la préservation de leur fonctionnement.
 

Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie n’a, quant à lui, aucune majorité ni aucune autorité pour imposer une quelconque vision globale de l’évolution de notre territoire.

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Un ami de la Nouvelle Calédonie Française ! 16/04/2007 13:54

Bravo Monsieur le SENATEUR, pour votre discours et votre vision de l'avenir de la Nouvelle Calédonie dans la France.
Aujourd'hui, comme hier, des forces en Métropole comme en Nouvelle Calédonie ne cherchent que leurs intérêts personnels, financiers ou à la petite semaine..
Vous avez raison de vouloir bâtir cette Nouvelle Calédonie, multi culturelle, multi ethnique, multi cultuelle, au sein de la REPUBLIQUE FRANCAISE, tout en bénéficiant d'un régime dérogatoire vous donnant une large autonomie dans le cadre des Accords de Matigon et de Nouméa !
En Métropole, les médias ne parlent de votre charmant pays que lorsqu'il y a des évènements dramatiques, alors que vous êtes le "porte avion" de la France dans ce Pacifique du XXIème siècle, et que, à la différence de tous les autres pays de l'outre mer française, vous n'êtes pas un peuple d'assister permanent !
Ne laissez pas ce pays aux mains des affairistes qui se planquent derrière BAYROU, SARKOZY ou MARIE SEGOLENE....
De nombreux métropolitains suivent votre action, et seront toujours là pour relayer votre combat pour la CALEDONIE dans la REPUBLIQUE !
Bonne chance au nouveau RASSEMBLEMENT POUR la CALEDONIE !