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Négociations « suspendues » sur l’accord de majorité

Publié le 25 Juillet 2007 par Loueckhote Simon in Politique

La négociation de l’accord de majorité entre l’Avenir ensemble et le Rassemblement est « suspendue ». Un incident de parcours survenu alors que l’Avenir ensemble demande que le RPC y soit associé.

Les propos tenus par le patron du Rassemblement Pierre Frogier, lundi soir à la télévision, ont irrité les leaders de l’Avenir ensemble, qui ont « suspendu » les discussions sur un éventuel accord politique entre les deux formations.
L’Avenir ensemble, qui avait dit oui la semaine dernière à une discussion sur la base de sa seule vision de l’accord de Nouméa et de sa politique économique et sociale, n’a pas aimé que Pierre Frogier lui redise qu’elle a perdu les législatives et réaffirme lui aussi ses fondamentaux : sanction de la politique des trois dernières années, application de la politique du Rassemblement-UMP et inventaire de l’accord de Nouméa.
Chacun a donc montré ses muscles et la négociation de l’accord politique, qui en était au stade des « ajustements » et devait aboutir très rapidement, est donc pour l’instant suspendue. L’Avenir ensemble considère toutefois qu’il s’agit là d’un « incident de négociation », pas d’une rupture.

Rapprochement avec le RPC

Dans le même temps Didier Leroux et Philippe Gomès ont rencontré hier le sénateur Simon Loueckhote, le président du Rassemblement pour la Calédonie (RPC), le parti réanimé par Jacques Lafleur avant les législatives et dont il était le candidat.
Cette réunion organisée à l’initiative de l’Avenir ensemble, a précisé hier le parti dans un communiqué, « a permis d’échanger sur les bases politiques fixées par le conseil territorial dans la perspective d’un éventuel accord ». Elles concernent d’une part le respect l’accord de Nouméa, « socle de la paix civile et du développement économique, conformément à la ligne définie par le président de la République », et d’autre part la mise en œuvre d’une politique économique et sociale susceptible de « construire un destin commun pour tous les enfants du pays ».
Cette réunion, affirme l’Avenir ensemble, a permis de constater « une convergence de vues sur ces principes », convergence suffisante pour que le parti au pouvoir, né dans l’opposition au Rassemblement de Jacques Lafleur, souhaite que le RPC, l’actuel parti du même Jacques Lafleur, « soit associé aux discussions en cours pour la conclusion d’un éventuel accord ».

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Le RPC prêt à s’associer à l’accord de majorité

Simon Loueckhote, le président du RPC, a indiqué hier qu’il se reconnaissait dans l’accord en cours de discussion entre l’Avenir ensemble et le Rassemblement, dont la teneur lui a été présentée. Il a souligné qu’il n’était pas en mesure « d’imposer ou d’exiger quoi que ce soit, ni même de prendre des initiatives » avec seulement deux élus, voire trois au Congrès. Mais il a rappelé que son parti, fort de
2 500 adhérents et de 4 000 voix aux législatives, appartient à la grande famille de l’UMP qu’il s’agit de rassembler. Il s’est dit prêt à s’associer aux discussions et à la signature d’un éventuel accord de majorité, sans idées derrière la tête et sans rien demander en termes de partage des responsabilités institutionnelles.
« Je ne sais pas ce qu’en pense Pierre Frogier, a-t-il ajouté, mais je l’ai entendu affirmer qu’il était de sa responsabilité de rassembler la famille UMP et j’ai du mal à croire qu’il nous refuserait. »

H.L. 
Les Nouvelles Calédoniennes / article du 25.07.2007

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