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Loueckhote réclame un « accord de Nouméa social »

Publié le 7 Septembre 2007 par Loueckhote Simon in Politique

 
Le Sénateur Simon Loueckhote
réclame un accord social pour maintenir le pouvoir d’achat des usagers
 
Alors qu’une nouvelle fois les retraites indexées sont sur la sellette, Simon Loueckhote ne voit qu’une façon pour continuer à attirer des retraités sur le territoire : baisser le coût de la vie.
Pour baisser le coût de la vie et maintenir le pouvoir d’achat, le sénateur Loueckhote réclame un « Accord de Nouméa social » ou un « Grenelle social » pour la Nouvelle-Calédonie. La décision du gouvernement calédonien de subventionner le pain, c’est, selon Simon Loueckhote, « bien pour les petits revenus mais, économiquement ce n’est pas la bonne mesure. Cela va juste profiter à un importateur. »
Ce n’est pas tout. Une nouvelle attaque est menée par une trentaine de sénateurs UMP contre la retraite indexée des fonctionnaires d’Etat. Ils ont cosigné une proposition de loi, déposée le 4 juillet, visant à empêcher l’entrée de nouveaux bénéficiaires et à ramener à 35 % le montant de la majoration pour les personnes qui ne sont pas nées dans les collectivités d’outre-mer ou pour celles qui n’ont pas été en poste pendant les cinq années précédant la liquidation de leur pension.
« Je crois que nous sommes au bout du chemin », lâche le sénateur selon qui la mesure aurait inévitablement pour effet de réduire les installations de retraités en Calédonie. La solution passe donc par le maintien du pouvoir d’achat. Une option qui
s’inspire d’un rapport du député communiste de Seine-Saint-Denis Jean-Pierre Brard.

Pas de perte du pouvoir d’achat

« Il faut que tout le monde participe à la baisse des prix. Cela passe par une baisse des salaires, des loyers, des marges des importateurs, des distributeurs… », explique le sénateur. La réduction puis la suppression des pensions majorées ne seraient « qu’une demi-mesure ». En ligne de mire on trouve aussi les indexations des fonctionnaires, qu’ils soient d’Etat ou territoriaux : « L’une des clés, c’est les salaires de la fonction publique en Nouvelle-Calédonie. Ils tirent les prix vers le haut », affirme le sénateur.
Mais il prévient : « Je me battrai de nouveau pour défendre les majorations de pension. Je suis d’accord pour que l’on y touche, à la condition qu’il n’y ait pas de perte du pouvoir d’achat. »
Il souhaite donc que la commission d’évaluation de la loi programme pour l’outre-mer, qu’il préside, soit chargée d’une étude d’impact sur la suppression du dispositif et sur le maintien du pouvoir d’achat dans tout l’outre-mer. Une mission qui serait déléguée aux universités ultramarines.
Simon Loueckhote appelle à une réunion entre les partenaires sociaux, les partis politiques, l’Etat, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, les provinces et les associations de consommateurs. Il faudra, selon lui, passer par une « baisse du coût de la vie pour permettre à tout le monde de vivre sans avoir besoin de la puissance publique ». Reste à mettre tout le monde d’accord…
David Martin, à Paris
 

L’IEOM doit plancher sur le coût de la vie
Le coût de la vie en Nouvelle-Calédonie amène de plus en plus de réactions. En début d’année, Alain Descombels, vice-président de la commission de la législation et de la réglementation économiques et fiscales au Congrès, évoquait devant l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) les « anomalies provenant peut-être d’un dérapage économique lié à des opérateurs qui ne jouent pas le jeu ». A la demande du gouvernement local, l’IEOM a décidé de financer une étude sur les prix en Nouvelle-Calédonie. Mais reste à fixer les critères d’évaluation. Le sujet est sensible, et depuis cette annonce, en juin dernier, le dossier n’a guère avancé.

 
 
 Les Nouvelles Calédoniennes / article du 07.09.2007
 
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