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le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

Inauguration de la Permanence de Campagne pour les Elections Municipales des 9 et 16 mars 2008

Publié le 23 Janvier 2008 par Loueckhote Simon in Politique

 
 
 
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Mercredi 23 janvier 2008
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Mes chers amis,
 
Il y a un peu moins d’un an, avec Jacques LAFLEUR, nous donnions officiellement naissance au Rassemblement Pour la Calédonie. C’était le 14 Avril 2007. Nous étions très nombreux à fêter cet évènement. J’ai accepté d’en prendre la présidence comme vous me l’avez demandé, car comme un très grand nombre d’entre vous, j’étais convaincu des objectifs que nous nous sommes fixés et des enjeux qui attendent notre pays.
Le monde bouge, la France bouge, cette région bouge, le pays bouge. Nous sommes soumis aux aléas de la mondialisation et nous ne pouvons y échapper. Nous devons sans cesse nous adapter, innover, créer, imaginer pour adapter la société dans laquelle nous vivons, aux grands enjeux du début de ce millénaire.
Face à cette nouvelle donne, le RPC doit être une alternative. Le RPC doit être le parti de l’unité dans la diversité.
 La Nouvelle-Calédonie dérive vers le communautarisme et donc vers l’exclusion, l’exclusion des jeunes, des femmes, de certaines communautés, d’une partie de la population et désormais de ceux privés du droit de vote aux assemblées locales propres à la Nouvelle-Calédonie, alors même que les valeurs qui fondent la République Française auxquelles nous sommes tous très attachés, les valeurs océaniennes et notamment les valeurs mélanésiennes auxquelles je suis moi-même très attaché sont fondées sur une tradition d’accueil, de solidarité, de partage et d’hospitalité.
C’est sur ce principe d’inclusion et non d’exclusion que la société calédonienne s’est construite avec les populations qui se sont progressivement installées sur cette terre.
Ces valeurs fondamentales doivent être affirmées, affichées et proclamées.
Toutes les aspirations individuelles vont dans ce sens pour le bénéfice de la communauté, celui de la cohésion du tissu social qui prime sur le reste.
Chacune de nos communautés ne peut vivre repliée sur elle-même, parce que toutes elles sont basées sur une philosophie d’inclusion et non d’exclusion et qu’elles ont, de tout temps, été exposées à l’apport de populations extérieures.
Il faut bannir l’exclusion car elle est synonyme de déséquilibre, de déchirure et de blessure.
Le refus de l’exclusion est l’un des principes fondateurs de notre mouvement.
Malgré des perspectives économiques prometteuses avec l’essor de l’activité minière, la fracture sociale qui s’amplifie ne permet pas un développement harmonieux de toutes les communautés.
Même si la Nouvelle-Calédonie a un niveau de vie élevé, il ne faut pas oublier que les disparités restent très fortes en termes de développement.
Le saupoudrage de mesures sociales souvent à des fins électoralistes, n’a pas induit une transformation profonde de la société.
Le politique et l’économie sont au service du social et non l’inverse.
Il ne peut y avoir de développement économique sans développement partagé et notre responsabilité est de veiller à ce qu’aucun ne soit en dehors de la table où les fruits du développement seront distribués.
 
Malgré les déclarations qui se veulent rassurantes de Paris sur l’évolution institutionnelle de la Nouvelle-Calédonie, beaucoup de nos compatriotes n’ont plus la même foi en l’avenir.
Les indépendantistes ont obtenu le gel du corps électoral, et plus récemment l’accélération du processus de transfert des compétences.
C’est pourquoi nous avons besoin et la Nouvelle-Calédonie a besoin d’un parti fort pour barrer la route à ceux qui bradent les intérêts du pays.
Le RPC doit être un rempart contre toute aventure incertaine.
Le RPC défend la vision d’une Calédonie française autonome mieux intégrée dans son environnement régional mais profondément ancrée dans l’Europe.
Je réitère devant vous ce soir, mon engagement à poursuivre le combat pour que la France ne réduise pas le soutien qu’elle apporte au développement de la Nouvelle-Calédonie, alors qu’elle est elle-même dans une impasse budgétaire.
Je réitère devant vous ce soir mon engagement à poursuivre le combat pour souder indéfectiblement et durablement nos liens avec la France.
Mais je reste aussi convaincu que le lien que nous devons désormais avoir avec  la France et avec l'Europe doit être revu et adapté car la France a changé , le monde a changé. Nous sommes des Français et personne ne peut nous le contester. Mais nous sommes des Français qui vivont à 18000 Km de Paris et des principaux pays européens, dans un environnement différent.
Notre lien économique, social et institutionnel avec la France et l’Europe doit intégrer une nouvelle et autre dimension.
La présidence de l’Intergroupe des parlementaires de l’Outre-mer, que j’ai assumée pendant 5 ans, m’a fait prendre conscience que l’Outre-mer en général ne peut plus se satisfaire de ses statuts actuels qui lui confèrent certes un sentiment de calme et de sérénité mais qui cachent une sclérose dommageable à son intégration dans son environnement régional sur un plan économique social et humain.
 
Mes chers amis, j’ai débuté ma carrière politique, en 1983, comme conseiller municipal à Ouvéa et je pense avoir fait du chemin depuis lors.
Je poursuivrai mon mandat de Sénateur jusqu’en 2011 et je crois vous avoir prouvé que j’ai mis à profit mon mandat pour éviter quelques réformes très préjudiciables à l’Outre-mer en général et à la Nouvelle-Calédonie, en particulier.
J’ai décidé de mettre mon mandat de Sénateur au service de la Ville de Nouméa.
Je ne le fais pas parce que je suis en opposition à quelqu’un d’autre, non.
Si, je le fais, mes chers amis, c’est parce que j’ai la prétention de porter un projet pour Nouméa et pour la Nouvelle-Calédonie.
Je suis profondément convaincu de la valeur de mon projet, de notre projet pour la ville et au-delà pour le pays.
Je me sens capable car soutenu par vous, de porter ce projet et de fédérer autour de moi, les communautés qui font la diversité et la richesse de notre territoire.
J’ai choisi des femmes et des hommes pour vous représenter et qui font preuve du courage politique que nos adhérents ont eu, il y a un an, en acceptant de rejoindre les rangs de ce nouveau parti.
La liste que je conduirai sera à l’image de la ville, une liste jeune à l’image du pays en devenir.
Grâce à vous, le RPC prendra pied dans les institutions et nous pourrons commencer à réaliser ensemble notre projet pour la Nouvelle-Calédonie.
Il faut redonner à la société calédonienne sa cohésion sur la base des valeurs océaniennes, qui font sa spécificité et des valeurs républicaines, qui sont inhérentes à son évolution.
Nous devons construire la citoyenneté, passer un contrat tous ensemble, pour faire de ce pays une terre d’accueil et de progrès, une terre d’harmonie entre les communautés et une terre de prospérité.
La jeunesse, c'est l'avenir, c'est une des richesses que nous nous devons de valoriser. Son niveau de qualification et de formation ne lui laissent pas d'autres issues que le chômage et donc la marginalisation.
Les femmes trop longtemps écartées du débat et confimées à des occupations de second plan doivent retrouver toute leur légitime place dans la société.
L'environnement, il doit être une véritable préoccupation. Il doit être inscrit comme une priorité dans le développement économique de la Nouvelle-Calédonie.
Les mines et la métallurgie ne sont qu’un élément de l’activité économique.
La relation à l’environnement est identitaire dans les sociétés océaniennes.
La maîtrise du développement passe aussi par l’intégration du coût environnemental dans un nouveau modèle économique que j’appelle de mes vœux.
Ce modèle économique qui doit favoriser la cohésion en prenant davantage en compte, la revalorisation des conditions de vie des plus démunis, en agissant sur le pouvoir d’achat à travers la baisse des prix des biens de consommations les plus courants, car ils demeurent encore trop élevés.
Mes chers amis, le RPC est le parti de l’avenir, à l’image de tous ces jeunes qui sont aujourd’hui présents et qui croient en notre capacité à maintenir la prospérité en Nouvelle-Calédonie, à créer les conditions pour qu’ils aient une formation, un emploi, un logement.
 
Nous vous invitons à exprimer, sous les couleurs de notre parti, votre engagement à participer à la construction de notre pays, dans le maintien de nos liens avec la République.
Nous voulons redonner à la société calédonienne sa cohésion, sur la base des valeurs qui nous animent: l'hospitalité et la solidarité.
Je citerai pour conclure Monsieur RICHARD, ancien Gouverneur de notre Territoire et Président du Conseil Général de l’époque :
« Il n’y a pas de destin. Il y a la volonté. Nous avons vous et moi celle de liquider le passé, d’améliorer le présent et d’assurer l’avenir. »
 
 
 
 
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