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le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

"Ancrer davantage les îles en province sud"

Publié le 3 Décembre 2009 par Loueckhote Simon in Presse - Communiqués - Allocutions

L'article des Nouvelles calédoniennes du 26 novembre 2009:
Pour Simon Loueckhote et ses amis de la liste loyaliste « Les îles pour tous » engagée dans l’élection provinciale du 6 décembre, la province des Loyauté doit tisser de nouvelles relations avec le Sud dans ce contexte flagrant de l’exode. « On doit suivre le mouvement, c’est la réalité aujourd’hui ».

Il ne sert à rien de tendre l’oreille, « on n’entend plus notre voix ! » Hormis une présence républicaine à la mairie d’Ouvéa, le camp loyaliste a payé cash ses divisions aux élections municipale puis provinciale aux Loyauté. Silence aujourd’hui, ou presque. À la tête d’une liste unitaire accouchée au forceps, Simon Loueckhote veut faire réapparaître les couleurs tricolores au terme du scrutin du 6 décembre. Car « nous pouvons apporter la contradiction pour enrichir le débat » a clamé le leader des « Îles pour tous », mardi soir au foyer wallisien de Nouméa, devant environ cent cinquante auditeurs. Surtout, « il nous faut être élus » pour chasser au loin le spectre imaginé à voix haute d’« une pleine souveraineté en 2020 » conduisant, selon le sénateur, à « un scénario à gros risque » sur le plan économique pour ces terres de Maré, Lifou ou encore Ouvéa. Bref, 2014 et 2018 constituent « deux rendez-vous importants », et l’autonomie ne doit pas être « synonyme de régression » mais doit « rimer avec émancipation ». Certes, mais par quels biais ? D’autant qu’à entendre Martin Hamu, troisième de la liste, les Îles Loyauté sont « prises en otage », sur le terrain électoral - « c’est la troisième fois que l’on vote pour des problèmes de procurations » - ou encore budgétaire - « il y a 6 milliards d’excédent, (et) on n’a fait que de la gestion politique jusqu’à maintenant ! »

L’autonomie ne doit pas être « synonyme de régression » mais doit « rimer avec émancipation »
 
Bizarrement, nulle proposition concrète n’est avancée au micro. Un choix audacieux, semble-t-il, à l’aube de la campagne lancée à Nouméa, ville accueillant plus d’un tiers des électeurs recensés dans les Îles. « Nous avons un programme » a assuré Simon Loueckhote en aparté. « Mais contrairement aux habitudes, ce ne sont pas des promesses de réalisation, tels des centres sportifs, le développement économique, les aides sociales... C’est principalement un projet d’avenir » appuyé sur deux échéances capitales en sortie de l’accord de Nouméa : « 2014 et 2018, qu’il nous faut préparer » pour maintenir les liens réels avec la France. Creuset de cinq forces politiques loyalistes - LMD, Avenir Ensemble, Calédonie Ensemble, Rassemblement, et RPC -, le groupe mise sur la personnalité du leader, parlementaire de longue date et membre du gouvernement, pour séduire l’électorat tricolore et celui qui se situe à la frontière des deux grands camps traditionnels. Argument choc soutenu cette semaine, « les Îles doivent définitivement s’ancrer dans la province Sud. Car aujourd’hui, c’est une réalité : la moitié de la population des îles vit en province Sud et particulièrement à Nouméa ». Autrement dit, plutôt que de lutter à corps perdu contre l’inoxydable exode, l’équipe veut instaurer des relations « culturelles, économiques, d’abord démographiques… » encore plus fortes voire nouvelles entre les deux espaces. Le potentiel de 30% de l’électorat favorable, selon la liste tricolore, à l’attachement à la France doit se traduire par « deux sièges à l’assemblée minimum ».

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