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le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

Conférence de presse du 31.07.2013: Renouvellement du bureau du Congrès

Publié le 30 Juillet 2013 par Loueckhote Simon in Presse - Communiqués - Allocutions

Le Président, une fonction de représentation mais pas seulement …

La fonction est éminemment politique. Rappelons que le Congrès est la première institution de la Nouvelle-Calédonie.

Même, s’il n’en a pas tous les attributs, c’est le Parlement du pays.

L’institution a été trop longtemps confinée à un rôle secondaire.

Hérité des anciens statuts, le Congrès du Territoire était un service dont le Chef était un fonctionnaire nommé par le Haut-Commissaire, lui-même Chef de l’administration territoriale. 

Ce fonctionnaire disposait des pouvoirs d’ordonnateur des dépenses de l’institution et de chef des personnels  mis à sa disposition par le Haut-Commissaire.

Le Président du Congrès était réduit à convoquer et à présider les séances du Congrès.

Mais depuis la mise en place des nouvelles institutions prévues par l’Accord de Nouméa en  1999, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a changé. Première des institutions énumérées par la Loi Organique, il dispose désormais de pouvoirs et de compétences clairement fixés par le statut.

15 ans après, il a pris toute sa place dans le paysage institutionnel.

Le renouvellement annuel de son bureau et de ses commissions fait du Congrès, une variable d’ajustement entre forces politiques.

En 2011, il avait créé une mini-crise. Le renouvellement de son bureau avait été marqué par une crise provoquée par les élus de Calédonie Ensemble qui revendiquait la présidence.

En 2012, face à Rock WAMYTAN soutenu par les formations indépendantistes, et alors que ma candidature avait recueilli 17 voix contre 12 à Gérard POADJA, candidat de Calédonie Ensemble, aux deux premiers tours,  j’ai choisi de me retirer pour éviter l’élection de Rock WAMYTAN au troisième tour.

C’est en conscience et en responsabilité que le Rassemblement, l’Avenir Ensemble et les élus qui m’avaient soutenu, ont accepté ce retrait. Ayant entendu le message fort des Calédoniens, qui nous demandent de nous regrouper plutôt que de nous diviser, nous avons pensé, peut-être naïvement, que c’était ce qu’il fallait faire.

Nous savons aujourd’hui que nous nous sommes trompés sur les véritables intentions de Calédonie Ensemble.

Le 8 Août prochain, le Congrès renouvellera son bureau et ses commissions.

Je serai candidat à la présidence.

Pourquoi ma candidature ?

Dans la logique de ma démarche de création d’une plate-forme destinée à réunir tous les partis favorables au maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France, il m’a semblé cohérent de présenter ma candidature pour concrétiser cette démarche. Je suis le candidat de l’union.

Pour faire face à la crise économique et à l’appréhension du futur notamment, nous devons avoir des institutions stables, en ordre de marche, qui travaillent dans la sérénité. Paradoxalement, la cohabitation entre le Gouvernement et le Congrès, pourtant majoritairement dirigés par  des hommes et des femmes issus de la même famille politique, ne va pas dans ce sens.

A 9 mois d’échéances capitales pour la Nouvelle-Calédonie, le Congrès doit jouer un rôle fédérateur.

Le Congrès est la vigie de la confiance, du respect et du partage.

Le Président du Congrès devra  veiller à créer un environnement serein au travail dans le respect des différences d’opinion  et des sensibilités de chacun.

Il doit être au dessus des clivages, il doit favoriser les échanges, stimuler la création, le travail.

Il doit encourager la recherche, la mise en commun de moyens.

Le Président du Congrès doit faire preuve d’une grande impartialité dans la gestion de cette institution.

Gérard POADJA a d’ores et déjà annoncé sa candidature à sa propre succession.

Parce qu’il n’a pas su rendre au Congrès sa place dans le paysage politique et institutionnel du pays,

Parce qu’il en a fait la succursale de Calédonie Ensemble,

Parce que Calédonie Ensemble ne veut pas entendre le message que les Calédoniens ne cessent de nous rappeler,

Son candidat, Gérard POADJA n’a plus la confiance de la majorité des élus non indépendantistes du Congrès.

Mais, nous savons que le risque de voir un Président indépendantiste lui succéder, est grand.

C’est pour cela, que dès la semaine dernière, nous avons souhaité nous rencontrer pour évoquer le renouvellement.

Lors de cette rencontre qui s’est tenue hier Mardi 30 Juillet à 10H00 au Congrès, seuls le Rassemblement, l’Avenir Ensemble, le MPC, le LMD et Nathalie BRIZARD étaient présents.

Calédonie Ensemble et les élus absents hier, manifestent ainsi leur opposition au dialogue et à la recherche de solutions, seules voies possibles pour empêcher l’élection d’un indépendantistes à la tête du Congrès.

Ils en assumeront seuls l’entière responsabilité.

  • Calédonie Ensemble a intérêt à favoriser l’élection d’un indépendantiste à la présidence du Congrès

 En effet, faute de pouvoir remporter la présidence du Congrès, leur candidat n’ayant aucune chance d’être élu seul, c’est pour eux le seul moyen de poursuivre la politique de contrôle de l’économie et d’entrave à la liberté d’entreprendre qu’ils s’appliquent à mettre en œuvre depuis un an avec la complicité du FLNKS qui vote ou va voter tous leurs textes :

  • « choc de complications » avec une loi anti trust qui impose à tous types d’entreprises de soumettre tous leurs nouveaux investissements à l’autorisation de l'administration et du gouvernement ;
  • projet de Caroline Machoro relatif à l’impôt sur le revenu visant à supprimer par exemple la déduction des travaux effectués par un professionnel ou la déductibilité des primes d’assurance-vie, etc…

Le tout sans vouloir entendre qu’ils font courir des risques énormes à l’économie calédonienne à l’heure où les crises du nickel et du BTP se sont déclarées et que 1 500 emplois ont d’ores et déjà été supprimés dans le BTP depuis 2011.

  •  Calédonie Ensemble préfère critiquer dans l’opposition plutôt que d’assumer ses responsabilités.

Ils ont consacré tous leurs efforts à des manœuvres destinées à contourner le gouvernement collégial ou à fuir leurs responsabilités en laissant aux syndicats le pilotage de la « commission vie chère » - avec la complicité de Roch Wamytan.

Ce sont d’ailleurs les mêmes qui, avec l’UC, ont appelé la population à descendre dans la rue au moment des manifestations de l’Intersyndicale.  Ce sont encore les mêmes qui n’exercent pas leurs mandats au gouvernement.

Enfin, le bilan déplorable du président Poadja ne plaide pas en faveur de sa réélection : sa principale action a été de recruter une armée de collaborateurs en vue de préparer les prochaines échéances électorales.

  •  Pour l'élection du président du Congrès, le principe républicain doit s'imposer : le candidat non indépendantiste, qui aura obtenu le moins de voix, devra se désister en faveur de celui qui est arrivé en tête.

Si le candidat de Calédonie Ensemble arrive derrière moi, il devra se désister s'il veut éviter l'élection d'un indépendantiste à la tête du Congrès.

Il serait incompréhensible et inadmissible qu'après avoir reproché au Rassemblement l'élection de Roch Wamytan à la présidence du Congrès, Calédonie Ensemble ne fasse pas tout pour empêcher que les indépendantistes retrouvent ce poste.

  • Quant à l’argument éculé de la « coalition UC/Rassemblement » il tombe de lui-même quand on constate l’alliance CE/FLNKS depuis un an !
  • Calédonie Ensemble prétend être le premier parti de Nouvelle Calédonie : c’est faux aussi bien en nombre de voix obtenues aux Provinciales de 2009 ou lors du premier tour des législatives, qu’en nombre d’adhérents à jour de leur cotisation.

Si les élus de Calédonie Ensemble – qui sont minoritaires dans le camp non indépendantiste – refusent de reporter leurs voix sur ma candidature, ils porteront la responsabilité de la division et de l'élection d'un indépendantiste à la présidence du Congrès.

Calédonie Ensemble est un parti minoritaire au Congrès qui risque de faire perdre le camp loyaliste, juste pour défendre ses petits intérêts électoralistes.

 

 

 

 

 

 

 

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