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le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

Fidji-France-investissements-banque-BRED-Pacifique-business

Publié le 5 Novembre 2012 par Loueckhote Simon in Economie - Fiscalité


PHOTO : La nouvelle succursale BRED à Suva (236 Kb)
PHOTO : Le siège de la BRED à Port-Vila (Vanuatu) (257 Kb)
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SUVA, dimanche 4 novembre 2012 (Flash d’Océanie) – La première filiale fidjienne de la banque française BRED (groupe Banque Populaire) a été inaugurée samedi dans la capitale Suva, marquant un processus progressif de montée en puissance au cours des mois à venir.
Pour cette première succursale, située en plein centre-ville, au rez-de-chaussée d’un grand centre commercial, l’inauguration a été effectuée en présence de personnalités locales, y compris le Gouverneur de la Banque Centrale Barry Whiteside,
Ce dernier a notamment évoqué, dans son discours inaugural, l’ouverture de cette nouvelle banque comme « une nouvelle ère dans le secteur financier à Fidji ».
Cette nouvelle arrivante sur le marché local, a-t-il estimé, aura pour principaux bénéficiaires « la population de Fidji ».
Cet investissement français dans le secteur bancaire fidjien représenterait près de vingt millions d’euros, avec, dans les six mois à venir, l’ouverture de nouvelles succursales (5).
De son côté, la banque française, par la voix de son nouveau directeur local, Satish Deb, affiche depuis plusieurs mois déjà son intention d’apporter des innovations sur le marché local.
« Ce ne sera pas seulement juste une autre banque, nous serons hardis et différents », a-t-il assuré, en annonçant aussi des conditions très compétitives pour la clientèle à venir.
Pour commencer, la banque annonce un taux de rémunération sur les comptes épargne de l’ordre de 2,75 pour cent.

Au plan du groupe français, la banque BRED Fidji se place en tant que filiale du groupe COFIBRED (Compagnie Financière de la BRED), filiale de Bred-Banque Populaire.
Dans la région, la banque a fait des avancées ces dernières années à Vanuatu, où elle a ouvert ses portes en mai 2008 et aurait capté depuis environ trente pour cent du marché local.
Elle est aussi bien implantée en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française.
M. Satish Deb a reconnu ces derniers mois que l’environnement concurrentiel de Fidji constituait un véritable challenge, « surtout quand il faut construire à partir de rien et recruter tout le personnel », mais il s’est déclaré « optimiste » que l’entreprise « réussira ».
« Notre objectif, c’est de satisfaire le marché bancaire de Fidji, de détail et d’entreprise », résumait-il récemment.
À partir de la mi-juin 2012, l’entreprise a entamé une séquence de formation du personnel nouvellement embauché, en vue de préparer l’ouverture de la première succursale ainsi que celle du siège (avec une vingtaine d’employés), situé au cinquième étage d’un centre commercial récemment construit, en plein centre ville.
L’ouverture d’autres succursales, en-dehors de la capitale, est d’ores et déjà envisagée, comme à Nadi, à Lautoka, à Ba et à Nausori (grande banlieue de Suva), a révélé le directeur local en ajoutant que le slogan, pour ce pays anglophone, considéré comme « porteur », était « It’s All About You » (Il s’agit de vous).
« Nous avons l’intention de jouer un rôle actif dans le développement économique de ce pays et d’être à l’écoute des besoins de nos clients », a-t-il promis.

Mi-février 2012, la Banque de Réserve de Fidji (Reserve Bank of Fiji, RBF) a annoncé que la demande d’une licence d’exploitation pour une filiale de la BRED à Fidji avait reçu une réponse favorable, sous la raison sociale Bred Bank (Fiji) Ltd, pour une ouverture prévue courant septembre 2012.

Au plan local, l’arrivée de cette nouvelle banque, entérinée par le gouvernement et sa banque de réserve, a été accueillie de manière plutôt tiède par les autres acteurs de ce secteur.
Néanmoins, selon le chef de la banque de réserve fidjienne (RBF), Barry Whiteside, l’arrivée de cette banque souligne le caractère « positif » de cette nouvelle implantation, porteuse de « confiance des investisseurs étrangers dans la destination Fidji ».
Autre avantage, selon M. Whiteside : un renforcement de la concurrence sur un marché jusqu’ici dominé par une poignée d’établissements bancaires dont une majorité d’intérêts australiens et néo-zélandais (ANZ, Westpac).
M. Whiteside, tout en estimant que l’arrivée de cette banque européenne sur un marché où se trouvent « des acteurs solidement établis » est « un énorme défi », déclarait mi-février 2012 par voie de communiqué que cette ouverture était aussi « de très bon augure pour (Fidji) (dans le sens où) un investisseur aussi important que COFIBRED « est disposé à engager les ressources appropriées pour relever le défi ».
Les premières approches de la part du groupe bancaire COFIBRED, sous forme de demande de licence, étaient intervenues en juin 2011.
La demande avait été approuvée par la RBF en octobre 2011.

Approfondir les relations commerciales avec les territoires français du Pacifique

Selon le Gouverneur, « le potentiel existe aussi pour approfondir les relations commerciales avec les pays du Pacifique où la BRED est présente, en particulier les territoires français, ainsi qu’avec le réseau mondial de la BRED ».
Le Directeur Général adjoint du groupe bancaire français BRED, Yves Jacquot, et le directeur de sa filiale vanuatuane récemment implantée, Darryl Constantin, se trouvaient à Suva les 3 et 4 janvier 2012, en vue de la finalisation de l’implantation de ce groupe à Fidji.
Au cours de cette mission, les responsables de ce groupe bancaire français également implanté en d’autres points de l’Océanie (notamment en Nouvelle-Calédonie via la BCI -Banque Calédonienne d\'Investissement- et plus récemment à Vanuatu, mais aussi en Australie (Bank of Queensland et Bendigo Bank -Melbourne-) et en Polynésie française, ont rencontré les plus hautes autorités de l’archipel, dont le Premier ministre Contre-amiral Franck Bainimarama et l’Attorney General Aiyaz Sayed-Khaiyum, ainsi que le Gouverneur de la Banque de Réserve de Fidji.
Au cours de ce bref séjour, qui a aussi inclus des rencontres avec l’Ambassadeur de France à Fidji, Gilles Montagnier, les responsables ont notamment évoqué les dernières phases préalables à l’implantation officielle de cette banque française à Fidji, qui constitue aussi une première en matière d’investissement d’une banque européenne dans cet archipel.
Le marché bancaire des îles Fidji a été dominé, ces dernières décennies, par des banques affiliées à des groupes Australiens et Néo-zélandais, dont les groupe ANZ et Westpac.
Le groupe australien Colonial a récemment cédé ses intérêts à un consortium baptisé Bank South Pacific (BSP), avec comme cœur de marché toute la Mélanésie, qui a racheté le réseau et entrepris, depuis, une campagne agressive de « rebranding ».
Une quatrième banque, établie de longue date, est directement affiliée à l’Inde : il s’agit de la Bank of Baroda (BOB).

La Bank South Pacific annonçait le 11 mai 2012 le lancement d’une nouvelle campagne de communication autour du thème : « Une Banque, Un Peuple ».
Cette campagne agressive devrait mettre en exergue la forte implantation de cette banque dans toutes les couches sociales et communautaires de l’archipel.
« Nous avons été les premiers à faire des dons en argent après les inondations de janvier (2012), pour venir en aide aux victimes aussi avec des rations alimentaires. En mars (2012) après les secondes inondations, BPS Papouasie- ?Nouvelle-Guinée a donné cent mille dollars (fidjiens) et mis en place des lignes de crédit de deux cent mille dollars pour des projets à caractère communautaire », soulignait la banque le week-end dernier.

pad

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