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FIDJI, la grande séduction

Publié le 13 Juillet 2012 par Loueckhote Simon in Politique

Fidji-France-diplomatie-fête-nationale-message: 14 juillet : Suva se fend d’un message à l’attention de Paris

SUVA, vendredi 13 juillet 2012 (Flash d’Océanie) – Le Premier ministre Contre-amiral Franck Bainimarama s’est fendu vendredi d’un message adressé au Président français François Hollande, à l’occasion de la fête national française, en soulignant les « relations partagées entre Fidji et la France ».
Dans ce message relayé par le ministère fidjien de l’information, le chef de l’exécutif fidjien, qu’il dirige depuis son putsch du 5 décembre 2006, mentionne aussi « le rôle de la France au sein de l’Union Européenne ».
« J’ai grand plaisir, au nom du peuple de Fidji, et en mon nom personnel, de transmettre nos plus chaleureuses félicitations au gouvernement et au peuple de la république française, à l’occasion joyeuse de votre fête nationale (…) Nous sommes fiers de notre longue et fructueuse association avec le gouvernement de la république française au plan bilatéral », peut-on ainsi lire.
« (Cette association) a été renforcée dans le contexte des relations entre Fidji et l’Union Européenne, au sein de laquelle la France joue un rôle clé en tant qu’un de ses États fondateurs », poursuit le message.
L’Union Européenne et le groupe des pays ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique) doivent se rendre prochainement à Fidji, du 23 au 25 juillet 2012, dans le cadre d’une mission interparlementaire conjointe censée évaluer sur place les progrès réalisés en matière de retour à la démocratie et en vue de la tenue d’élections toujours annoncées pour le dernier trimestre 2014.
Ce groupe, selon M. Kubuabola, devrait être mené par le Belge Louis Michel, Coprésident de la délégation européenne à l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE (et ancien commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire) et, du côté ACP, par le Kenyan Musikari Kombo, Coprésident de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE.
Le coup d’État de décembre 2006 a entraîné, au plan de l’UE, des « mesures appropriées », à savoir une suspension de son aide non humanitaire à Fidji, dans le cadre du Fonds Européen de Développement (FED), pour cause de non respect des « éléments essentiels » contenus dans l’article 96 de l’Accord de Cotonou (qui lie l’UE et les ACP), notamment le principe de respect de l’état de droit, des droits de l'homme et des valeurs démocratiques.
Le gel des fonds européens, toutefois, ne concerne pas les programmes classés humanitaires.

Le gouvernement fidjien dirigé par le Contre-amiral Franck Bainimarama annonce depuis juillet 2009 des élections législatives pour le dernier trimestre 2014.
Depuis le début juillet 2012, il a par ailleurs lancé un processus de mise à jour des listes électorales, effectué par la mise en place d’un système électronique censé supprimer les erreurs, voire les fraudes.
Parallèlement, une commission consultative et des soumissions de la part du public devraient être synthétisées par un groupe d’experts, présidé par le Sud-africain Yash Ghai.
Ce groupe est chargé de rédiger une nouvelle constitution, dont le texte devrait ensuite être entériné par une assemblée constituante.
Le Premier ministre Contre-amiral Bainimarama a indiqué à plusieurs reprises que dans ce nouveau texte, toute notion « clivante », comme la notion de circonscriptions réservées à l’une ou l’autre des deux principales ethnies (les fidjiens indigènes et les citoyens d’origine indienne, amenée à la fin du dix-neuvième siècle pour cultiver la canne à sucre), présentes dans la précédente Constitution (abrogée mi-avril 2009), ne figureraient pas dans le nouveau texte.

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