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le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

Le «nous» est plus fort que le «je» pour gagner

Publié le 30 Juillet 2012 par Loueckhote Simon in Société

Par  Anne Jouan, - le 31/10/2011
Se motiver en pensant à la réussite de l'équipe plutôt qu'à soi améliore les performances individuelles, ont démontré des chercheuses.
Certains entraîneurs sportifs devraient en prendre de la graine. Ceux qui, à propos de leurs joueurs, une fois le match terminé disent : «ils ont perdu» après une défaite et «on a été bons» après une victoire. C'est connu, l'enfer c'est les autres, et le sport n'échappe pas à la règle.

Or motiver ses troupes en utilisant l'idée du collectif plutôt que jouer sur l'individuel augmente les performances de chacun tout comme celle du groupe. Deux chercheuses américaines de l'université du Michigan, Veronica Son et Deborah Feltz, ont publié les résultats de leurs travaux dans la revue spécialisée, Journal of Sports Sciences. Elles ont travaillé sur l'automotivation, autrement dit sur ce que se dit intérieurement un sportif avant un événement important pour sa préparation mentale. «L'étude démontre qu'une automotivation intérieure tournée vers la réussite de l'équipe en améliore les performances, apportant une donnée scientifique importante sur la manière de construire un esprit d'équipe positif en se basant sur le “nous”, plutôt que le “je”», observe l'une des chercheuses.

Désacraliser l'échec 

Pour réaliser leurs travaux, elles ont fait jouer trois groupes (80 personnes en tout) aux fléchettes en leur donnant des motivations différentes. Les résultats ont montré que l'équipe de lanceurs de fléchettes dont la motivation était tournée sur le groupe obtenait les meilleurs résultats. Deborah Feltz juge que quand on «joue collectif», selon l'expression utilisée par les sportifs, on se met moins de pression car on s'inclut dans le groupe. Autrement dit, en pensant à la réussite de l'équipe, on pense moins à soi, on désacralise son échec.

Les chercheurs américains estiment que ces résultats peuvent être extrapolés hors du simple domaine sportif et peuvent s'appliquer au management en entreprise. Les managers devraient mettre l'accent sur le groupe au lieu de trop souvent diviser pour mieux régner. Enfin, l'intérêt de penser «nous» plutôt que «je» : quand on perd, on n'est pas tout seul !

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