le blog de Simon Loueckhote

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Ma candidature, une candidature d'union, une candidature de mission.

Publié le 30 Juillet 2012 par Loueckhote Simon in Politique

Les 10 et 17 Juin derniers, les Calédoniens ont élus les candidats de Calédonie Ensemble à l’Assemblée Nationale.

Par ce choix, ils ont clairement dit NON à la ligne d’ouverture voulue par Pierre FROGIER  vers nos partenaires indépendantistes.

Il convient maintenant d’en tirer toutes les conséquences.

Cependant, il convient de rappeler que ces élections nationales n’ont pas changé les équilibres au sein des assemblées locales.

Le Rassemblement UMP et l’Avenir Ensemble restent majoritaires à l’Assemblée de la Province Sud et le Rassemblement UMP, le premier groupe au Congrès.

Le 29 Août prochain, aura lieu le renouvellement du bureau du Congrès. Philippe GOMES  a d’ores et déjà annoncé le nom du candidat de Calédonie Ensemble, Gérard POADJA, son suppléant aux législatives, élu à l’Assemblée de la Province Nord sur la liste « Une Province pour tous » et Membre du Congrès.

Pour être élu, il lui faudra toutes les voix  de sa famille naturelle, Calédonie Ensemble, Rassemblement UMP, Avenir Ensemble, UDC, LMD et de Jean-Luc REGENT.

Mais rien n’est moins sûr car les dernières élections ont laissé des traces au sein de la famille.

Les Calédoniens nous ont cependant montré à quel point il nous est nécessaire de nous unir sur l’essentiel. Leur vote dans la deuxième circonscription en est une vibrante démonstration.
Face à Jean-Pierre DJAÏWE, le candidat indépendantiste, que je tiens à saluer,  ils se sont mobilisés pour faire gagner Philippe GOMES.

Jean-Pierre DJAÏWE a su rassembler autour de lui, au second tour, toutes les composantes de la famille indépendantiste. Souvenons-nous des réunions de Païta ou encore du Mont Dore où de l’UNI à l’Union Calédonienne en passant par le Parti Travailliste, les chefs de files respectifs se sont retrouvés le temps de cette campagne pour appeler d’une seule voix leurs militants et au-delà les Calédoniens à soutenir leur candidat.

Les indépendantistes ont réussi ce que nous ne sommes plus jamais arrivés à faire, présenter des candidats communs.

Quelle belle leçon de vie !!!

A cette démonstration de force des indépendantistes, les Calédoniens profondément attaché au maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France ont répondu par une autre démonstration de force qui est aussi une leçon à l’adresse de leurs responsables politiques.

Face aux échéances à venir et elles ne sont pas banales, ils nous demandent de nous unir. Ils ne veulent plus de nos divisions inutiles voire dangereuses.

Bien que majoritaire au Congrès, nous risquons d’en perdre la Présidence à cause précisément de ces divisions. Il nous faut par conséquent un candidat qui rassemble, un candidat de l’union.

Le candidat à la Présidence du Congrès ne doit pas être celui d’un parti mais bien celui de tous.

C’est la raison pour laquelle, je propose ma candidature à cette élection.

Je veux mettre mon expérience au service de notre famille politique et au-delà, de tous les Calédoniens.

Je veux permettre à notre famille de nous retrouver sur des sujets majeurs et essentiels.
Dans bien des endroits, des pays et en d’autres temps, des hommes et des femmes de sensibilités différentes mais qui partagent en commun les mêmes valeurs, sont bien arrivés à s’entendre et à se regrouper au sein d’une même entité. Pourquoi ne serions-nous pas capables en Nouvelle-Calédonie d’en faire de même ? Serions-nous si différents pour ne pas réussir ce à quoi nous appellent pourtant les Calédoniens ?

Cette première échéance doit être le prémices à d’autres rendez-vous à venir.
Ma candidature est une candidature de « mission ». Elle doit permettre la constitution d’une force capable de rassurer les Calédoniens sur l’avenir.  Elle doit nous permettre de faire face à nos partenaires si différents et proches en même temps mais que les circonstances politiques et économiques obligent désormais.

Nous sommes toujours plus forts quand on est ensemble que quand on est seul.

Chacun le sait bien, la France ne va pas bien. Les crises successives ne lui permettront plus d’être aussi généreuse qu’elle ne l’a été.

Seule une union forte peut nous permettre de conserver la place qui a toujours été la notre au cœur des Français et de la France.

Seule une union forte peut être source de confiance et de progrès.

La Nouvelle-Calédonie pourra dans ces conditions passer sans trop de mal ce cap dont souffriront bien des Français.

J’en appelle donc aujourd’hui et très solennellement, tous les mouvements pour une Nouvelle-Calédonie solidement ancrée au sein de la République Française à cette nécessaire union, pour l’emporter partout où notre famille peut l’emporter et c’est le cas à la Présidence du Congrès.

 

 

 

 

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BRIZARD Nathalie 31/07/2012 09:23


Martin Luther King disait : " Apprendre, à vivre ensemble comme des frères, sinon nous mourons tous ensemble comme des idiots ". 


Nathalie Brizard - Présidente de l'UDC