le blog de Simon Loueckhote

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Retranscription "mot à mot" RRB AOU 1 MAT – RUMP

Publié le 2 Août 2013 par Loueckhote Simon in Presse - Communiqués - Allocutions

Journaliste : Thierry Santa, le secrétaire général du Rassemblement UMP, bonjour.

Thierry Santa : Bonjour.

Journaliste : Merci d'avoir accepté cette invitation. Le 8 août, les élus du Congrès doivent procéder au renouvellement du président et du bureau du Congrès. Gérard Poadja a annoncé sa candidature à sa propre succession, la semaine dernière. Simon Loueckhote l'a annoncée, hier, et il l'a fait en présence du président et de plusieurs élus du Rassemblement UMP, d'élus du LMD et d'élus de l'Avenir ensemble. Ça veut dire qu'il n'y aura pas de candidat unique des non-indépendantistes, le 8 août ?

 

Thierry Santa : Effectivement, et nous le déplorons, malgré les démarches que Simon Loueckhote a engagées auprès de tous les partis loyalistes en organisant une réunion mardi matin, pour justement discuter ensemble d'un choix d'un candidat unique. Tout le monde est venu, sauf Calédonie ensemble, et donc, on ne peut que le déplorer, effectivement.

Journaliste : À quoi ça sert vraiment un président du Congrès ?

Thierry Santa : Un président du Congrès, ça sert à gérer le Congrès. Ça sert à organiser les ordres du jour, à préciser les textes qui vont être présentés au vote des élus du Congrès. En général, ces textes sont eux-mêmes travaillés au sein du gouvernement, et ensuite, présentés au vote du Congrès. Voilà, ça sert principalement à ça, et pas à autre chose.

Journaliste : C'est un poste politique ou c'est un poste d'organisateur ?

Thierry Santa : C'est plus un poste d'organisateur, c'est un poste qui doit respecter une certaine neutralité, puisque je rappelle que le Congrès, c'est l'union des trois assemblées de provinces, donc vous avez toutes les tendances du pays, bien sûr, qui sont représentées au sein de ce Congrès. C'est plus un poste d'organisation et de respect de ces différentes tendances.

Journaliste : Et alors pourquoi cette élection suscite-t-elle, tous les ans, une telle polémique, puisque maintenant, on en a l'habitude à cette date-là, à chaque fois ?

Thierry Santa : C'est bien dommage. Sincèrement, moi, je considère que ça ne nécessiterait pas autant de polémiques, on ne vote pas pour ou contre l'indépendance de la Calédonie, là, en l'occurrence, on vote bien pour la gestion du fonctionnement du Congrès. Peut-être qu'un jour, dans les futurs statuts sur lesquels nous devons travailler pour l'après Accord de Nouméa, il serait bien d'envisager des durées d'élection du président du Congrès un peu plus longues qu'une fois tous les ans.

Journaliste : En attendant, ça se renouvelle toutes les années, et l'an dernier, c'était le même cas de figure que celui que nous allons connaître cette fois-ci. Il y avait trois candidats, deux non-indépendantistes, un indépendantiste. Simon Loueckhote, qui était le mieux placé, s'était désisté en faveur de Gérard Poadja, avec l'accord du Rassemblement, qui avait porté ses voix sur Gérard Poadja au troisième tour. Vous regrettez, vous avez été naïfs ?

Thierry Santa : On n'a pas forcément été naïfs, on a surtout souhaité faire un signe d'apaisement, donc ça a été un geste fort, quand même, de la part des autres partis loyalistes de se désister malgré le fait que Simon Loueckhote était en tête aux deux premiers tours, je le rappelle. L'objectif était peut-être d'envoyer un message à Calédonie ensemble, qu'il écoute justement ce qu'attendent tous les Calédoniens loyalistes, c'est-à-dire une réunion de tous nos partis loyalistes favorables au maintien de la Calédonie dans la France. C'est le geste qu'on a voulu faire vers eux, et puis hélas, le constat qu'on fait aujourd'hui, c'est que ce geste n'a pas été entendu, puisque Calédonie ensemble s'est servi de cette responsabilité pour appliquer une politique strictement propre à eux et sans aucun respect des règles nécessaires. Je disais que le Congrès, normalement, doit étudier les textes présentés par le gouvernement. Il faut savoir qu'aujourd'hui, une grosse part des textes sont présentés directement au Congrès, par Calédonie ensemble, sans passer par le gouvernement. Enfin, il y a un certain nombre de dysfonctionnements qui sont constatés. À plusieurs reprises, des textes avaient été présentés par les autres partis favorables au maintien de la Calédonie dans la France, et systématiquement en face, on avait des contrepropositions de Calédonie ensemble, qui étaient votées avec l'aide du FLNKS, donc, il faut le savoir.

 

Journaliste : Hier, Simon Loueckhote parlait d'un bilan déplorable de Gérard Poadja, Pierre Frogier, d'un bilan désastreux, qu'est-ce que vous lui reprochez, exactement ?

Thierry Santa : C'est tout ce que je viens de dire. Je veux dire, il y a eu aucun respect de la neutralité qui doit être celle d'un président de Congrès. Ça a été une utilisation des moyens du Congrès pour appliquer une politique, Calédonie ensemble et FLNKS. C'est vraiment tout ça qu'on reproche aujourd'hui à Gérard Poadja et nous sommes convaincus que Simon Loueckhote, malgré tous les défauts et les qualités qui sont les siennes, a cette capacité de gérer un Congrès dans ces conditions, dans les conditions dans lesquelles il devrait l'être.

Journaliste : Simon Loueckhote, il y a un an, s'était désisté, avait-il dit, pour reprendre son expression, en conscience et en responsabilité. Il le faisait, à la fois au nom de l'union des non-indépendantistes, et puis pour éviter l'élection d'un candidat indépendantistes. C'est plus valable, cette fois-ci, puisqu'on a cru comprendre qu'il allait se maintenir ?

Thierry Santa : Clairement, c'est ce qui a été annoncé hier, c'est la décision que nous avons prise tous ensemble, de maintenir la candidature de Simon jusqu'au troisième tour et nous incitons Calédonie ensemble à se désister en faveur de Simon au troisième tour, s'ils ne le font pas, déjà au premier et au deuxième. C'est l'objectif de la démarche aujourd'hui. Et si éventuellement les choses se passent, hélas, comme ça risque de se passer et que ça se finisse par l'élection d'un indépendantiste à la tête du Congrès, Calédonie ensemble en supportera les conséquences.

Journaliste : En gros, vous dites, c'est le principe républicain qui doit s'appliquer ?

Thierry Santa : Bien entendu. Je veux dire, encore une fois, certainement avec le nombre de voix qui constitue l'entente qui est la nôtre, que Simon Loueckhote sera forcément en tête des suffrages pour les deux premiers tours. Donc, le principe républicain veut que le deuxième se désiste au profit du premier.

Journaliste : Donc, vous appelez Calédonie ensemble à se désister au troisième tour ou au deuxième tour, très clairement, en faveur de Simon Loueckhote ?

Thierry Santa : Effectivement.

Journaliste : Et vous pensez que ça va être fait, que vous allez être entendu, cette fois-ci ?

Thierry Santa : J'espère surtout qu'ils vont entendre ce qu'attendent les Calédoniens. C'est pas forcément nous qu'ils doivent entendre, c'est bien ce qu'attendent la population loyaliste calédonienne, c'est bien cette union, je le répète, de tous les partis favorable au maintien de la Calédonie dans la France. Donc, j'espère qu'ils vont entendre ce message et que le plus représentatif de cette union, sans qu'il soit marqué, ni Rassemblement, ni Calédonie ensemble, c'est bien Simon Loueckhote, et c'est bien autour de lui que nous devons faire cette union, aujourd'hui.

Journaliste : La réponse, donc, le 8 août. Thierry Santa, merci.

 

 

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