le blog de Simon Loueckhote

Une fenêtre sur la Nouvelle-Calédonie : politique, santé, social, éducation, francophonie, économie

Sur Océane FM, ce mardi 9 mars 2010

Publié le 10 Mars 2010 par Loueckhote Simon in Presse - Communiqués - Allocutions

Journaliste : Opération Calédonie 2025, la réforme de la fonction publique, retraites, le ministre de la fonction publique est un boulimique de dossiers.

Journaliste : Simon Loueckhote bonjour !

 

Simon Loueckhote : Bonjour !

 

Journaliste : Qu'est-ce que  l'opération Calédonie 2025, autrement dit le schéma général d'aménagement et de développement de la Nouvelle-Calédonie, et surtout, à quoi va-t-il servir ?

 

Simon Loueckhote : Il s'agit, pour les Calédoniens et leurs autorités, aux côtés de l'État, d'imaginer ce que sera la Nouvelle-Calédonie en 2025. C'est un enjeu phénoménal, puisqu'il s'agit, dès aujourd'hui, et c'est la première phase que nous avons déjà terminée, de faire un bilan, un diagnostic, d'avoir une photographie de ce qu'est la Nouvelle-Calédonie aujourd'hui, dans tous les domaines, puisque, aucun des domaines, aucun des secteurs n'a été oublié, n'a été évacué, et puis, à partir de ce point d'étape, ce que nous avons conclu, hier, et c'était précisément le point de presse que j'ai fait, pour rendre public, définitivement le document qui s'appelle "Diagnostic et enjeux", qui a été réalisé par un service que nous avons créé, il y a plusieurs années de cela, en 2004 précisément, et qui a été dédié spécialement pour porter le projet, avec l'ensemble des acteurs calédoniens, de tous les citoyens qui vivent ici, pour essayer de faire un point sur ce qui existe. Cette partie-là est terminée. On passe maintenant à la phase suivante, la phase perspectives, et les moyens pour que les collectivités calédoniennes, l'État ait à sa disposition de grandes lignes, de grandes orientations, pour pouvoir travailler convenablement pour la Nouvelle-Calédonie de demain.

 

Journaliste : Mais vous ne pensez pas que sur la fracture sociale, sur les tensions, sur l'économie, sur l'industrie, particulièrement le tourisme, on a déjà pléthores de rapports, on a déjà une photographie assez nette de ce qui se passe ici ? C'est pas un  rapport de plus ?

 

Simon Loueckhote : Effectivement, il y a énormément de choses qui existent déjà en Nouvelle-Calédonie. Sur la fracture sociale, comme vous le rappeliez, sur le tourisme, il y a pléthores de rapports. Et pourtant, et pourtant, nous continuons à nous plaindre, nous continuons à faire le constat que, finalement, ça ne suffit pas. Il faut continuer à réfléchir. Alors, il y a des points d'étapes, il y a des rapports, il y a des documents qui existent, qui participent probablement et qui sont probablement le bébé d'un certain nombre d'intellectuels, d'hommes et de femmes qui ont travaillé dans des bureaux, souvent, beaucoup d'entre eux ont travaillé depuis la métropole, sont allés sur Internet, ont passé des coups de téléphone, sont venus ici en mission, pendant une journée, deux journées, au plus une semaine. La particularité de la démarche que nous avons engagée avec Nouvelle-Calédonie 2025…

 

Journaliste : C'est le terrain, j'imagine.

 

Simon Loueckhote : C'est le terrain, ce sont des contacts. Plusieurs réunions ont eu lieu dans l'intérieur, dans les entreprises, dans le Nord, dans les îles Loyauté, vraiment partout, et on peut donc considérer, aujourd'hui, que c'est vraiment un document très participatif. Ça participe de la démocratie participative, et qui est donc l'objet de ce document.

 

Journaliste : Autre grand chantier qui vous concerne, celui de la réforme de la fonction publique. Un petit point, on en est où, là ?

 

Simon Loueckhote : Question de sémantique. Je ne parle jamais de réforme. Je parle plutôt d'évolution et de rénovation de la fonction publique. Réforme, ça laisse penser qu'on est parti d'un point qui est négatif. Or, je ne veux pas laisser entendre, je ne veux surtout pas accuser ceux qui en étaient à l'origine, d'avoir mal travaillé. Je veux tout simplement que notre fonction publique soit à l'image de la Nouvelle-Calédonie que nous souhaitons tous. Parallèlement, je conduis, comme vous le savez, le schéma d'aménagement de  la Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Calédonie 2025, eh bien, je souhaite que la fonction publique que nous allons construire à partir de ce vaste chantier que j'ai ouvert, eh bien,  qu'elle soit à l'image de la Nouvelle-Calédonie de 2025. Nous avons initié toute une série de réflexions avec les organisations syndicales, avec les employeurs publics, pour faire, là également, un point d'étape. Nous avons recensé l'ensemble des problématiques, et aujourd'hui, nous savons très précisément ce qu'il convient de traiter dans l'immédiat, mais également ce qu'il convient d'inscrire dans la démarche de rénovation de la fonction publique.

 

Journaliste : Donc, dans l'immédiat, ça veut dire…

 

Simon Loueckhote : Dans l'immédiat, il y a un certain nombre de problèmes inhérents à des revendications, au fonctionnement de la fonction publique, donc, ce sont des problèmes que l'on va traiter. Et puis, il y en a beaucoup d'autres qui peuvent attendre, parce que ça s'insère complètement dans la rénovation. Nous allons recevoir un certain nombre de spécialistes de pays étrangers, de grandes démocraties, qui ont su faire évoluer leur fonction publique et leurs services publics, qui vont venir porter ici leur témoignage, et nous allons, avec eux, partager ensemble leur expérience avec les organisations syndicales, et ceci nous permettra, nous-mêmes, d'avoir une vision, et de faire évoluer la nôtre.

 

Journaliste : La semaine dernière, le syndicat des retraités du privé réclamaient une augmentation des retraites de 5 % pour pallier la perte du pouvoir d'achat. Un commentaire?

 

Simon Loueckhote : Ça participe très clairement de ce que je regrette. J'eus préféré que l'augmentation que nous avons décidée récemment, elle soit pas simplement…, que le secteur privé ne soit simplement concerné. Parce que, aujourd'hui, on a le secteur public qui revendique la même chose, et tout à fait légitimement, je dirais.

 

Journaliste : Tout à fait, oui.

 

Simon Loueckhote : Or, nous n'avons aucune visibilité. Moi-même, qui porte ce dossier au titre de la fonction publique, je n'ai aucune visibilité. Et pourtant, je pense que c'est nécessaire. Mais il faut en connaître les incidences. Je regrette que nous soyons un peu allés vite dans ce domaine en particulier. J'eus préféré que nous puissions coordonner  et que cette réflexion puisse être portée globalement sur l'ensemble des salariés de la Nouvelle-Calédonie.

 

Journaliste : Simon Loueckhote merci.

 

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