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Gaz naturel papou : Total ancre sa position

Publié le 1 Juin 2016 par Loueckhote Simon in Affaire et géopolitique

Le groupe français Total a renforcé fin mai 2016 sa position dans le cadre de la réalisation d’un énorme projet d’extraction et de production de gaz naturel liquéfié, sur les sites-gisements souterrains Elk et Antelope, dans la province du Golfe (île principale).
Les premiers accords de prospection ont été signés en 2012 par Total avec les entreprises Oil Search et InterOil Corporation.
Fin mai 2016, le géant français a annoncé le rachat d’une importante part d’un des partenaires majeurs dans ce projet, la société InterOil.
Cette transaction aura lieu une fois que le rachat d'InterOil par Oil Search, annoncé quasi-simultanément, aura été finalisé, pour une valeur annoncée de quelque 2,2 milliards de dollars US.
Le rachat concerne soixante pour cent des intérêts d'InterOil dans le permis PRL 15 et 62 pour cent de ses intérêts dans les autres permis d'exploration locaux.
Selon Total, ce protocole d’accord « devrait être fortement créateur de valeur pour les actionnaires d’Oil Search, d’InterOil et de Total », en permettant de « conforter l’acquisition de Interoil par Oil Search en prévoyant la cession partielle d’intérêts dans le permis PRL 15 et ainsi en dégageant des liquidités pour les actionnaires de Oil Search et d’InterOil », d’ « établir le cadre d’un partenariat aligné entre Total et Oil Search, avec des intérêts significatifs dans le projet Papua LNG, tout en permettant l’entrée éventuelle de nouveaux partenaires dans le projet, y compris des acheteurs de GNL (gaz naturel liquéfié)».

Début avril 2016, la visite en Papouasie-Nouvelle-Guinée de Patrick Pouyanne, PDG de Total, a aussi été perçue comme un signe que le groupe français entendait mener à bien la réalisation d’un énorme projet d’extraction et de production de gaz naturel liquéfié, sur les sites-gisements souterrains Elk et Antelope, dans la province du Golfe (île principale).

À l’issue d’une rencontre avec le dirigeant français, le Premier ministre papou, Peter O’Neill, avait alors précisé qu’une décision définitive de mobilisation (et des investissements initiaux de l’ordre de dix milliards de dollars US) devrait intervenir courant 2017 et que Total et ses partenaires pouvaient compter sur le soutien du gouvernement papou.
Au plan local, ce projet gazier devrait générer une dizaine de milliers d’emplois directs et induits, a ajouté M. O’Neill.

montée en puissance en Papouasie-Nouvelle-Guinée

Cet accord concerne en particulier le bloc PRL-15 en Papouasie-Nouvelle-Guinée, où ont été découverts les champs d’Elk (en 2006) et d’Antelope (en 2009).
La découverte de ces deux gisements est considérée comme l’une des plus significatives de ces dernières années pour toute la région Asie-Pacifique.

Selon les deux groupes signataires, l’objectif commun est de « poursuivre l’appréciation de ces deux découvertes tout en poursuivant l’exploration de nouvelles ressources sur ce permis. Ces travaux devraient déboucher d’ici 2016 sur une décision finale d’investissement pour le développement des champs et la construction d’une usine de GNL (gaz naturel liquéfié) à terre dans le Golfe de Papouasie ».
Total précisait en décembre 2013 qu’elle prenait une option sur les blocs d’exploration PPL-236, PPL-237 et PPL-238 dans la même zone.

Début octobre 2012, Total marquait son arrivée sur le marché de la Papouasie-Nouvelle-Guinée avec la signature de plusieurs accords avec la société Oil Search Limited en vue de prendre des parts dans des activités de prospection on shore et offshore.
Ces activités de prospection concernent deux concessions à hauteur de 40 pour cent et une autre à hauteur de 50 pour cent, le tout étant situé dans le Golfe de Guinée, dans des eaux atteignant jusqu’à 100 mètres de profondeur.
L’objectif annoncé par la société française, pour qui la Papouasie-Nouvelle-Guinée est une première expérience, est « d’explorer et d’évaluer les ressources de ces cinq licences situées dans des zones qui présentent un fort potentiel de découvertes de gaz ».
« Ces accords renforcent notre portefeuille d’exploration sur les thématiques des ‘foothills’ et carbonates et s’inscrivent dans la droite ligne de notre stratégie visant à asseoir notre présence dans la région Asie-Pacifique, notamment dans les secteurs du gaz et du Gaz Naturel Liquéfié », soulignait alors la société française.

Un premier projet de gaz naturel liquéfié, piloté par le géant américain ExxonMobil, est sur le point d’entrer en production.

Par pad de Flash d'Océanie

 

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